14 millions de nouveaux abonnements mobile au 3ème trimestre 2018, l’Afrique en bonne place dans le classement mondial, selon le ConsumerLab d’Ericsson

Par Nassima Chaichi, le mardi 18 décembre 2018, classé dans Haut Débit,Innovation / R&D,Réseaux mobiles

Sur les 120 millions de nouveaux abonnements au mobile dans le monde, l’Afrique a totalisé 14 millions avec un taux de pénétration du mobile de 82 %, comme le révèle le dernier rapport sur la mobilité du ConsumerLab d’Ericsson.

Publié le 27 Novembre dernier, l’étude qui examine l’évolution du marché des télécoms dans le monde ainsi que le comportement des utilisateurs, révèle que le nombre total des abonnements mobiles dans le monde s’est élevé à 7,9 milliards environ au troisième trimestre 2018, dont 1,045 milliard pour l’Afrique.

Le nombre des abonnements au haut débit est désormais de 5.7 milliards.

 

Dans le classement mondial des abonnements mobiles où l’Asie Pacifique (hors Chine et Inde) se place en tête de liste avec 1.5 milliard d’abonnements mobiles, l’Afrique se situe quatrième avec 1.045 milliard d’abonnements contre 1.06 milliard pour l’Amérique (Nord et Latine) et 1.09 milliard pour l’Europe (Est et Ouest).

Pour ce qui est du taux global des abonnements mobiles au troisième trimestre 2018, il a été de 82 % pour l’Afrique, 111% au Moyen-Orient et 142 % en Europe centrale et de l’ouest, contre 104% aux Etats-Unis.                     

                         

 

Concernant les connexions IoT cellulaires, les projections annoncent qu’elles devraient atteindre près de 4.1 milliards d’ici 2024, avec un rythme de progression annuel de 27%.

 

S’agissant du trafic global de données mobiles au Moyen-Orient et en Afrique, celui-ci devrait être multiplié par neuf entre 2018 et 2024, représentant le taux de croissance le plus élevé au monde, alors que les abonnements aux smartphones devraient doubler. En 2024, le trafic mensuel total de données mobiles devrait atteindre 17 Exaoctets dans la région.

Par ailleurs, l’Asie du Nord-Est, dense en termes de population, représente la plus grande part du trafic mondial de données mobiles – près de 30% à la fin de 2018. En 2024, le trafic total de données mobiles dans la région devrait atteindre 39 Exaoctets par mois.

La croissance rapide du nombre d’abonnements au haut débit mobile devrait se poursuivre. La Chine devrait ajouter environ 170 millions d’abonnés au haut débit mobile d’ici à la fin de 2024, ce qui, conjugué à l’utilisation accrue du smartphone, portera le trafic total de données à 29 Exaoctets par mois dans le pays portera le trafic.

D’autre part, les prévisions montrent une suprématie de la technologie LTE dans la majorité des régions jusqu’en 2024, la 5G représentant alors 55% en Amérique du Nord.

 

Selon l’étude, 90% des abonnements mobiles devraient être du haut débit d’ici 2024 aussi bien au Moyen-Orient qu’en Afrique. Deux marchés similaires notamment entre des pays du Moyen-Orient comme la Turquie et l’Iran et des pays africains tels que l’Egypte, la Tunisie, l’Algérie, l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire et le Sénégal.

Poussée par l’adoption des biens et services de communication, la généralisation de la mobilité en Afrique et au Moyen-Orient devrait provoquer le doublement du nombre d’abonnements à des smartphones, ce qui ferait passer le taux de pénétration de 45% à 70% en 2024.

Quelques données clés sur la mobilité en Afrique :

  • Fin 2017, près de 20% de tous les abonnements mobiles étaient en LTE au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
  • La région devrait évoluer au cours de la période de prévision et, d’ici
    2023, près de 90 %des abonnements devraient être mobiles.
  • Les éléments moteurs de ce changement sont essentiellement une population jeune en augmentation avec des compétences digitales croissantes auxquelles s’ajoutent des smartphones de plus en plus abordables.
  • Il est attendu une progression du trafic de données mobiles multiplié par 11 dans la région MENA durant la période de prévision, portée par une hausse
    de la pénétration du smartphone et des investissements dans l’amélioration de la performance des réseaux.
  • En 2024, le trafic des données mobiles atteindra près de 17 Exaoctets par mois dans la région, soit le taux de croissance globale le plus élevé.

 

 

La nouvelle édition du Mobility Report d’Ericsson constate l’essor de la 5G et la montée en puissance de l’IoT cellulaire

Par Diane Delesalle, le mardi 12 juin 2018, classé dans 5G,IOT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • 3,5 milliards de connexions IoT cellulaires prévues d’ici 2023
  • Des lancements commerciaux de la 5G dès cette année.
  • Essor de la 5G mené par les Etats-Unis
  • 20 % du trafic mondial de données mobiles transiteront par des réseaux 5G en 2023

La dernière étude menée par Ericsson sur la mobilité s’est focalisée sur deux aspects : le déploiement commercial de la 5G et celui, plus vaste que prévu, de l’IoT cellulaire.

Les prévisions concernant le nombre de connexions IoT cellulaires ont quasiment doublé depuis novembre 2017. Désormais, ce nombre devrait atteindre la barre des 3,5 milliards d’ici à 2023, sous l’impulsion notamment des déploiements à grande échelle actuellement menés en Chine. Les technologies NB-IoT et Cat-M1, destinées au déploiement massif de l’IoT cellulaire, sont le moteur de cette croissance : elles permettent aux fournisseurs de services d’améliorer leur efficacité et d’apporter de la valeur ajoutée aux clients.

A ce jour, on recense dans le monde plus de 60 réseaux IoT cellulaires bâtis par les opérateurs mobiles sur la base de ces technologies et desservant un large éventail d’usages, principalement axés autour de la logistique et la gestion de flottes aux Etats-Unis, ou encore de l’agriculture et des villes intelligentes en Chine.

Premiers lancements commerciaux de la 5G dès cette année.

L’Amérique du Nord devrait jouer un rôle moteur dans l’essor de la 5G, les principaux opérateurs américains ayant prévu un déploiement de la 5G entre fin 2018 et mi-2019. D’ici la fin 2023, près de 50 % de tous les abonnements mobiles souscrits en Amérique du Nord devraient être des abonnements 5G. Suivront l’Asie du Nord-Est et l’Europe de l’Ouest avec, respectivement, 34 % et 21 %.

Au niveau mondial, les premiers grands déploiements de la 5G devraient avoir lieu à partir de 2020. Ericsson prévoit qu’il y aura plus d’1 milliard d’abonnements 5G d’ici fin 2023, soit 12 % environ du nombre total d’abonnements mobiles, une évolution stimulée par le besoin d’un haut débit mobile aux capacités améliorées.

Une multiplication par huit du trafic de données mobiles est également attendue sur la même période, atteignant près de 107 exaoctets par mois, soit l’équivalent de 10 heures de streaming vidéo en qualité Full HD par chaque abonné mobile dans le monde. D’ici 2023, plus de 20 % du trafic mondial de données mobiles devraient transiter par des réseaux 5G, soit 1,5 fois plus que le trafic 4G/3G/2G total actuel.

A l’instar des précédentes technologies mobiles, la 5G devrait être déployée en priorité dans les zones urbaines de forte densité, avec pour premiers cas d’usage commerciaux le haut débit mobile amélioré et l’accès fixe sans fil. Côté industrie, les cas d’usage toucheront notamment les secteurs de l’automobile, de la fabrication, de l’énergie ou encore de la santé.

Fredrik Jejdling, Executive Vice President et directeur de la Business Area Réseaux d’Ericsson, explique : « 2018 sera l’année des premiers déploiements commerciaux des réseaux 5G, de même que celle des déploiements à grande échelle de l’IoT cellulaire. Ces technologies promettent des capacités nouvelles qui auront un impact sur la vie des gens et transformeront les industries. Ce changement n’interviendra que si les différents acteurs industriels et les organismes de régulation combinent leurs efforts en vue d’une harmonisation du spectre, des normes et des technologies. »

Des appareils 5G de première génération, de type “data only”, devraient faire leur apparition à partir du deuxième semestre 2018. Les premiers smartphones commerciaux capables de supporter la 5G dans la bande de fréquences moyennes arriveront normalement début 2019, tandis qu’il faudra attendre entre le début et la mi-2019 pour les bandes de fréquences supérieures.

Le rapport Ericsson sur la mobilité comporte également des articles sur la performance des réseaux vue par les clients, sur la fabrication intelligente, sur l’intelligence artificielle appliquée à la gestion du réseau et sur l’importance d’un spectre adapté pour la 5G.

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