Technology for Good (19) : De meilleures prévisions météo en Afrique grâce à la téléphonie mobile

"Weather Info for All" est un partenariat pour optimiser la transmission des infos météo en Afrique via la téléphonie mobile

"Weather Info for All" est un partenariat pour optimiser la transmission des infos météo en Afrique via la téléphonie mobile

 Chaque année, la survenue d’évènements climatiques imprévisibles et extrêmes prélève un lourd tribut en vies humaines et en biens. Une meilleure information météorologique et des alertes en temps réel peuvent aider les gens à mieux se préparer face aux catastrophes, permettant ainsi directement de sauver des vies et d’éviter des souffrances. C’est l’objectif que s’est fixé le projet « Weather Info for All » (Météo pour tous) dans le cadre d’un large partenariat auquel s’est associé Ericsson.

Selon le rapport intitulé  »L’impact humain du changement climatique – anatomie d’une crise silencieuse » publié en 2009 par le Forum humanitaire mondial, le réchauffement climatique affecte 325 millions de personnes. Il est en outre responsable de 300 000 morts par an. Il entraîne enfin des pertes économiques de l’ordre de 125 milliards de dollars. Près d’un quart de ces pertes touchent l’Afrique sub-saharienne à elle seule, cette région étant la plus immédiatement exposée aux risques de sécheresse et d’inondations.

L’initiative « Weather Info for All » a précisément vu le jour pour répondre à ce constat dramatique. Elle est le fruit d’un partenariat entre Ericsson, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), la Banque Mondiale, plusieurs opérateurs de téléphonie mobile (Zain, Orange, MTN) et l’Institut de la Terre de l’Université de Columbia. Pour connaître les détails du projet, regardez la vidéo (en anglais) : Lire la suite…

Une étude souligne l’apport bénéfique des communications mobiles dans les zones rurales et émergentes

Les personnes interrogées déclarent économiser 5 dollars US en moyenne en téléphonant plutôt que devoir se déplacer

Les personnes interrogées déclarent économiser 5 dollars US en moyenne en téléphonant plutôt que devoir se déplacer

Trois ans après le démarrage des opérations dans le cadre du projet des Villages du Millénaire visant à déployer la téléphonie mobile dans les zones reculées d’Afrique, une étude conjointement réalisée par Ericsson et les ONG Earth Institute et Millenium Promise, révèle que les services de santé et d’éducation se trouvent grandement améliorés avec l’accès à la connectivité mobile. C’est l’un des nombreux enseignements contenus dans ce rapport publié récemment et intitulé « Impact de la connectivité mobile sur les objectifs de développement du Millénaire en Afrique ».

Issus d’observations recueillies au Ghana, au Nigéria, au Kenya et en Tanzanie, les résultats de l’étude montrent clairement que l’introduction de réseaux de communication mobile exerce une forte influence sur le développement socio-économique des individus et des villages dans les régions reculées. Un tel réseau permet par exemple à de petites entreprises d’accéder à des marchés et des informations dont elles ne pouvaient pas disposer auparavant tout en leur ouvrant de nouvelles perspectives commerciales et en réduisant les coûts de transport.

Cette étude s’inscrit en droite ligne des précédents travaux menés sur le sujet. Elle confirme que 1,2% de croissance du PNB peut être obtenu dans les pays émergents à chaque fois que le taux de pénétration des communications mobiles augmente de 10%. Lire la suite…

Sanjay Kaul : « Vers la connectivité du continent africain »

Sanjay Kaul : "Chaque dollar US investi dans les télécoms en Afrique génère en retour 3 dollars pour l'économie"

Sanjay Kaul : "Chaque dollar US investi dans les télécoms en Afrique génère en retour 3 dollars pour l'économie"

 A mesure que les réseaux de télécommunications s’étendent en Afrique, la frontière entre les pays riches et les pays pauvres a tendance à s’estomper. Sanjay Kaul, vice-président Multimédia & Intégration Systèmes d’Ericsson pour la région Afrique Sub-Saharienne, prédit que le continent africain disposera d’ici 2020 du même niveau de connectivité que le reste du monde. Toutefois, pour y parvenir, il faut impérativement mettre en place de nouveaux business models.

L’Afrique est un continent sur lequel Ericsson est très activement impliqué depuis des décennies que ce soit à travers des accords commerciaux avec les opérateurs télécoms, des partenariats avec les ONG comme les Villages du Millénaire ou encore la création de centres d’innovation technologique pour créer des solutions adaptées au contexte africain et aux zones les plus pauvres afin qu’elles bénéficient aussi de la puissance des réseaux.

Pour en savoir plus sur la biographie de Sanjay Kaul, consulter son profil Linkedin et le livre publié en 2008 et intitulé « Business Models for Sustainable Telecoms Growth in Developing Economies ».

Zain, Ericsson et le GSMA poursuivent leurs efforts pour sauver des vies autour du Lac Victoria

Initiative Lac Vitoria - Phase 2 - Ericsson

Le réseau GSM permet les communications vocales et de données sur et autour du Lac Victoria et le développement de nouveaux services mobiles (les prix du poisson et des marchandises en temps réel, informations météorologiques, des alertes de sécurité,...).

Dans le cadre d’une initiative coordonnée par l’Association GSM (GSMA), Zain, opérateur de téléphonie mobile pan-africain, et Ericsson poursuivent leurs efforts pour sauver des vies et contribuer au développement de la région du Lac Victoria. Ainsi, viennent-ils d’étendre la couverture du réseau de téléphonie mobile des trois États d’Afrique de l’Est concernés (le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie) et de lancer une initiative de sûreté et de sécurité. La couverture comprendra la zone du lac, où 80% des activités de pêche ont lieu. Elle permettra la communication et l’échange de SMS vers et depuis les téléphones. Cette amélioration alimentera le développement social et économique des communautés des rives du lac et réduira potentiellement le nombre de décès liés à la pêche chaque année.

Ericsson, Zain et le GSMA ont travaillé ensemble pour renforcer la sûreté et la sécurité à travers l’amélioration de la couverture mobile. Grâce au projet, la région du Lac Victoria dispose maintenant de 21 sites d’alimentation énergétique supplémentaires, dont trois fonctionnent à l’énergie solaire. De plus, un centre de coordination des secours a été mis en place. Ce projet est soutenu par la Fédération Internationale de Secours Maritime et son représentant local, l’Institut National de Secours du Lac.

Le Lac Victoria  est le deuxième plus grand lac du monde avec près de 200 000 pêcheurs, 35 millions de personnes vivant le long des cotes et une flotte de pêche de plus de 70 000 bateaux. Cette armada de bateaux, alimentée par le canotage ou par de petits moteurs, est exploitée dans des conditions de sureté et de sécurité médiocres. Cette situation s’explique essentiellement par un manque de systèmes de communication disponibles. Les conditions météorologiques peuvent changer soudainement et des vents forts peuvent se produire sans avertissement. De plus, les bateaux sont souvent surchargés et la plupart de gens ne savent pas nager. Enfin, les gilets ou équipements de sauvetages ne sont pas facilement accessibles. En conséquence, de nombreuses personnes perdent la vie en se noyant dans le lac (environ 5000 décès par an). Cette intervention doit être le début d’un long processus d’amélioration des conditions de vie sur le lac.

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La téléphonie mobile révolutionne les prévisions météo en Afrique

Le déploiement des stations a déjà commencé dans la région du lac Victoria

Le déploiement des stations a déjà commencé dans la région du lac Victoria

Le Forum humanitaire mondial et son président Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU, en collaboration avec Ericsson, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’opérateur de téléphonie mobile Zain et l’Institut de la Terre de l’Université de Columbia, viennent d’annoncer le lancement de l’initiative « Weather Info for All ». Cette initiative vise à améliorer radicalement le réseau de surveillance météorologique de l’Afrique et d’ainsi mieux faire face aux conséquences de plus en plus catastrophiques des changements climatiques qui frappent ce continent.

Selon un rapport récemment publié par le Forum humanitaire mondial, le réchauffement climatique, en raison principalement de son impact sur la santé et sur la production agricole, serait responsable de quelque 300 000 décès par an et entraînerait des pertes économiques de plus de 100 milliards de dollars. Près d’un quart de ces pertes touchent l’Afrique sub-saharienne à elle seule, cette région étant la plus immédiatement exposée aux risques de sécheresse et d’inondations. Dans certaines zones, on s’attend à ce que les rendements agricoles chutent de 50% d’ici 2020. Or, la survie de près de 70 % des Africains repose en effet sur l’agriculture, ce qui représente près de 700 millions de personnes, et l’agriculture africaine dépend à plus de 95 % du niveau de précipitations.

Le changement climatique rend les schémas météorologiques imprévisibles, rendant obsolète le savoir ancestral sur lequel reposait jusqu’alors l’agriculture et accroissant considérablement le besoin en données météorologiques. Or, l’Afrique affronte un déficit considérable en matière d’informations météorologiques. L’Afrique dispose d’un réseau de stations météorologiques huit fois moins étendu que ce que prévoient les recommandations minimum de l’OMM et compte moins de 200 stations météorologiques conformes aux exigences d’observation de l’OMM, alors que l’Europe, l’Amérique du nord et certaines parties de l’Asie en possèdent plusieurs milliers chacune.

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