La nouvelle édition du Ericsson Business Innovation Forum Ericsson s’est ouverte le 17 mai à Shanghai au cœur du pavillon suédois de l’Exposition Internationale qui se déroule actuellement. Cet événement rassemble plus de 120 journalistes et observateurs de l’industrie des télécoms issus de 30 pays du monde entier. C’est l’opportunité de faire le point sur les dernières tendances technologiques, notamment en Chine où la croissance du secteur télécoms ne se dément pas.
Douglas Gilstrap, directeur de la Stratégie du groupe Ericsson, a ouvert les débats en soulignant dans son discours d’ouverture que la compréhension actuelle de l’industrie des télécoms passe notamment par la compréhension de ce qui est en train de se passer en Chine en matière de téléphonie. La Chine représente aujourd’hui 770 millions d’abonnés à la téléphonie mobile et 380 millions d’internautes (dont deux tiers se connectent en mobilité). Chaque mois, 9 millions de nouveaux abonnés viennent grossir les rangs des adeptes de la téléphonie mobile. A cet égard, la Chine (avec les autres pays de la zone Asie-Pacifique) jouera un rôle clé dans l’atteinte des 50 milliards d’objets connectés en 2020.
Douglas Gilstrap a rappelé qu’Ericsson est implanté en Chine depuis 1892, date à laquelle où l’entreprise a établi sa première implantation dans le pays et a signé son premier contrat commercial. En 1992, Ericsson construisait sa toute première usine à Nianjin pour les technologies GSM, TD-SCDMA et WCDMA. Actuellement, l’établissement figure parmi les trois plus importantes unités de production d’Ericsson dans le monde.
Cette première session a également vu l’intervention remarquée du Dr Fan Gang, directeur du National Institute of Economic Research. Pour lui, le développement des télécoms en Chine constitue l’une des illustrations concrètes des formidables bouleversements macro-économiques que le pays connaît depuis plus de 20 ans. Sur un période relativement courte, il a notamment souligné que la Chine « est passée de l’apprentissage et du rattrapage à la capacité d’innover par elle-même. Au départ, il fallait satisfaire des besoins basiques et fournir des biens de grande consommation. Aujourd’hui, la Chine est dans l’arène de la compétition dans les secteurs de la haute technologie ».
Malgré la crise financière qui a fortement impacté de nombreuses économies dans le monde, le Dr Fan Gang estime que la Chine n’a pas été freinée dans son élan : « Pendant la crise, nous avons enregistré 22% de croissance dans le tourisme et 46% de croissance dans les ventes automobiles ». Pour les années à venir, le Dr Fan Gang estime que la croissance économique se poursuivra à un rythme de l’ordre de 7 à 8% par an pour les 20 prochaines années.
Ces perspectives ne doivent toutefois pas selon lui, occulter certains défis que la Chine doit relever si elle veut rester dynamique. Le Dr Fan Gang a notamment cité plusieurs domaines où des progrès doivent être accomplis comme l’éducation (l’illettrisme est encore important dans les campagnes), les inégalités salariales (notamment entre les villes et les campagnes), l’exode rural constant et l’urbanisation galopante ainsi que les problèmes environnementaux liés. Il a par ailleurs mentionné que la Chine ne réinvestit pas assez. Ses économies représentent aujourd’hui près de 52% du PNB du pays. Il a enfin mentionné que la Chine doit tirer des leçons des crises précédentes qui avaient affecté d’autres pays asiatiques dans les années 90 (comme le Japon et la Corée du Sud) pour éviter la formation de nouvelles bulles financières préjudiciables à la croissance actuelle.
Pour en savoir plus sur Ericsson Business Innovation Forum 2010, visitez le site suivante : www.ericsson.com/ericsson/press/events/2010/business_innovation_forum/index.shtml
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