
Pour Hans Rosling, seule une instance internationale comme les Nations Unies, peut permettre d'atteindre un monde de nations égales qui profiterait indifféremment à tous
Professeur suédois en santé internationale à l’Institut Karolina de Stockholm, Hans Rosling est convaincu qu’en dépit des inégalités économiques qui persistent, nous nous dirigeons vers un monde en plein ré-équilibrage. Il bat fermement en brèche l’idée erronée qui voudrait que subsistent toujours deux catégories de pays : les riches et les pauvres. Il expose son point de vue dans le cadre du programme 2020 d’Ericsson.
Durant sa longue carrière universitaire mais également engagé auprès de grands organismes internationaux comme l’Unicef, l’Organisation mondiale de la Santé ou encore l’ONG « Médecins sans Frontières », Hans Rosling s’est forgé une vision très précise du développement économique du monde. Pour lui, nul doute que l’avance des pays occidentaux décline et que l’Asie dominera bientôt la sphère économique.
Selon lui, même si les écarts entre très pauvres et très riches n’ont jamais été aussi vastes, on peut raisonnablement envisager en 2020 que 2 milliards supplémentaires de personnes accéderont à un niveau de vie comparable à l’Ouest ; des personnes qui viendront majoritairement d’Asie et d’Inde. Les pays occidentaux ne pèseront plus que 10% du monde entier.
Toutefois, il existe encore un vrai obstacle pour atteindre un complet ré-équilibrage : l’absence d’une gouvernance mondiale. Malgré la globalisation économique, les Etats-Nations continuent d’être forts. Or, pour Hans Rosling, seule une instance internationale comme les Nations Unies, peut permettre d’atteindre un monde de nations égales qui profiterait indifféremment à tous. Ecoutez son analyse dans la vidéo ci-dessous (en anglais) :
Pour en savoir plus sur la carrière et les travaux d’Hans Rosling, consultez sa fiche Wikipedia (en anglais) : http://en.wikipedia.org/wiki/Hans_Rosling







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