Empreinte carbone et consommateurs : pas de « greenwashing » mais du concret !

Par Olivier Cimelière, le Jeudi 10 décembre 2009, classé dans Développement Durable,Efficacité énergétique   |   1 commentaire »
Green Heart, le nouveau téléphone avec calculateur de CO2 de Sony Ericsson, est déjà disponible dans le commerce depuis mars 2009

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 Plusieurs enquêtes récentes convergent vers une conclusion similaire : le consommateur final serait moins intéressé par le développement durable de l’opérateur télécoms, ses engagements et ses résultats dans ce domaine que par les solutions réellement durables qu’il peut concrètement offrir en termes d’applications et de technologies. Soutenu par Ericsson et TeliaSonera, le « Centre for Sustainable Communications » en Suède s’attache donc à étudier les usages des consommateurs pour ensuite imaginer les solutions lui permettant de réduire son empreinte carbone.

C’est un fait établi : les consommateurs veulent des produits télécoms plus « verts » et sont même prêts à payer plus cher pour cela. Un rapport de 2008 publié par le cabinet de conseil en management Booz & Company souligne ainsi que plus de 50 % des consommateurs interrogés dans le cadre d’une enquête conduite en Allemagne se sont dit prêts à payer un supplément de 10 % ou plus pour un appareil « vert » et jusqu’à 22 % pour un service de télécoms « vert ».

Ce qui fait dire à Booz & Company qu’un opérateur lançant une offre commerciale réellement « verte », a de fortes chances d’obtenir des résultats significatifs tant peu d’opérateurs télécoms se sont concrètement positionnés sur ce segment. Ce même rapport insiste toutefois sur la nécessité de construire une stratégie verte cohérente. Tenir un discours qui ne repose sur aucun fondement avéré peut alors se retourner contre l’entreprise si la supercherie est découverte. Au delà du nécessaire discours, l’opérateur doit proposer aux consommateurs des solutions et applications « vertes » qui leur permettent de réduire substantiellement leur impact sur l’environnement.

C’est dans cette optique qu’au « Centre for Sustainable Communications » en Suède, des chercheurs et des spécialistes des télécoms s’attachent à créer des applications vertes capables de réduire leur empreinte carbone et de convaincre des opérateurs de les commercialiser. Mattias Höjer, le directeur du centre est convaincu par la nécessité de la démarche : « Devant l’engouement croissant pour un style de vie plus écologique, il devient important pour les opérateurs de trouver les moyens d’accompagner cette nouvelle tendance ». Lire la suite…