Quand le lampadaire révolutionne la ville

Par Jean-Pierre Soulès, le lundi 24 février 2014, classé dans 4G LTE,Innovation / R&D,MWC14,Société en réseau
Zero Site

Zero Site

Quoi de plus banal qu’un lampadaire ? Et pourtant, il pourrait révolutionner la vie urbaine. Les artisans de ce bouleversement sont Ericsson et Philips : la rencontre d’un poids lourds des télécoms et d’un poids lourd du secteur du grand public. L’idée derrière ce projet est double : d’une part, réduire et et optimiser la consommation électrique de ce mobilier public ; d’autre part, se servir de son omniprésence pour densifier le réseau d’accès radio. C’est le « Zero Site », ainsi que le désigne Hans Vestberg, le P-DG d’Ericsson.

À un moment où le trafic des mobiles explose et l’urbanisation dans le monde grossit à la vitesse moyenne de 7.500 personnes par heure, la réponse aux besoins de communication passe par un réseau capable d’accueillir toujours plus d’utilisateurs simultanément. Or, la radio étant, par essence, un média partagé, le nombre maximum d’utilisateur par cellule est limité. D’où l’idée de multiplier les petites cellules (Smart Cells). Encore faut-il installer le plus discrètement possible les antennes et le modem radio. Le lampadaire répond exactement à ces conditions puisqu’il est partout et qu’il est électriquement alimenté.

Évidement, le design de ces futurs lampadaires seront adaptés pour accueillir ces équipements. Une source d’inspiration pour les architectes urbains et les premiers prototypes se trouvent aux MWC 2014.

Mais ainsi transformé, ce nouveau mobilier urbain n’a rempli que la moitié de son rôle. Pour l’assumer entièrement, Philips a remplacé les traditionnelles ampoules par des LED, qui selon l’industriel, économisent 50 à 70% de l’énergie. Si l’on ajoute une gestion intelligent de l’éclairage, par exemple celle préconisée par le Climate Group dans 12 des plus grandes villes du monde, ce gain peut grimper à 80%. Enfin, cerise sur le gâteau, l’éclairage par LED semble massivement apprécié par les habitants qui se sentent plus en sécurité et estiment l’éclairage améliorée.

Ericsson publie ses résultats pour le troisième trimestre 2013

Par Corinne Muller, le jeudi 24 octobre 2013, classé dans Stratégie

« Les ventes pour des unités comparables, hors effets de change, ont augmenté de 3%. Le niveau des ventes est légèrement en baisse comparé au 3ème trimestre 2012, principalement en raison d’effets de change continus. » a déclaré Hans Vestberg, Président et CEO d’Ericsson.

“Nous voyons actuellement une certaine pression sur les ventes. En compléments des effets de change, deux importants projets de couverture haut débit mobile ont atteint leur développement maximal sur la première partie de l’année 2013 en Amérique du Nord. Nous avons également ressenti l’impact de la réduction de l’activité au Japon, où nous terminons un projet majeur.

Les appels d’offre 4G/LTE se poursuivent en Chine et deux des principaux opérateurs ont déjà fait leur choix. Malgré une part de marché 3G non significative, Ericsson est devenu le partenaire technologique de ces deux opérateurs et nous allons à présent nous développer sur cette base.

Le marché européen connaît une accélération, avec la poursuite des investissements en WCDMA/LTE et l’annonce d’un investissement important par l’un des principaux opérateurs. Ericsson voit désormais une croissance sur plusieurs marchés européens et les marges sont également en amélioration, les projets de modernisation de réseaux touchant graduellement à leur fin et nos activités dans le LTE et les projets de capacité se développant.

La demande pour les Professional Services se poursuit, avec des revenus stables et 59 contrats de services managés signés depuis le début de l’année. Du fait de nos efforts continus pour mettre en place des processus globalisés ainsi que des outils et méthodes pour augmenter notre efficacité, les marges de l’activité Global Services se sont améliorées au cours du trimestre.

La profitabilité du groupe continue de s’améliorer comparé à l’an dernier, même si elle est partiellement masquée par les effets de change. L’amélioration est tirée par des marges brutes plus importantes en raison de l’impact moins dilutif de la modernisation de réseaux en Europe et d’une certaine amélioration du mix d’activités.

Au cours du trimestre, Ericsson a continué de renforcer son leadership sur le marché. En septembre, nous avons lancé un nouveau produit à base de petites cellules, l’Ericsson Radio Dot System, pour améliorer la couverture à l’intérieur des bâtiments. Ce produit ouvre de nouvelles perspectives de revenus pour les opérateurs et les premières réactions des clients ont été très positives. En outre, nous avons finalisé l’acquisition de Mediaroom, grâce à laquelle Ericsson devient le premier acteur mondial de l’IPTV en part de marché.

Le climat macro-économique s’est stabilisé dans les principaux pays de l’OCDE. Cependant, des incertitudes subsistent dans certaines régions du monde. Les fondamentaux de l’industrie sur le long terme restent attractifs et nous sommes bien positionnés pour continuer d’accompagner nos clients dans un marché des Technologies de l’Information et de la Communication en pleine transformation » a conclu Hans Vestberg.

A retenir :
• Pour des unités comparables et hors effets de change, les ventes ont cru de 3% comparé au 3ème trimestre 2012.
• Les ventes ont atteint 53 milliards de couronnes suédoises (SEK), en baisse de 3% comparé au 3ème trimestre 2012.
• Le revenu opérationnel (co-entreprise inclus) a été de 4,2 milliards de SEK (3,1), avec une marge opérationnelle de 8,0% (5,7%).
• Le bénéfice net a atteint 3,0 milliards de SEK (2,2).
• Le revenu par action a été de 0,90 SEK (0,67). Le revenu par action non IFRS a été de 1,31 (1,04).
• Le cash flow provenant des activités d’exploitation a été de 1,5 milliard de SEK (7,0).

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