Conférence LeWeb Paris 2012 : l’avénement de l’internet des objets

Plantes connectées, ampoules intelligentes, gestion du stress via un bandeau connecté, une réalité demain ? Démonstrations à Le Web 2012 (Photo by @francois for LeWeb12 Conference, Paris)

Le Web vient d’ouvrir ses portes aux Docks de la Plaine St Denis. Le thème central choisi par Loïc LeMeur pour la 9ème édition de l’événement est l’internet des objets. Un thème en résonance avec la vision d’Ericsson de 50 milliards d’objets connectés à l’horizon 2020.

Pour l’illustrer, 3 jours de conférences et 3 halls avec des stands et des espaces de rencontre, rassemblant tout ce que l’internet compte de bloggers, de journalistes, d’acteurs et de start-up, et pas seulement français. Le regard est volontairement international, les discours en anglais… les allées et les salles de conférence bondées. Plus de 3000 personnes présentes, assurément.

Ericsson est présent cette année à travers le Swedish Trade Council et un espace mettant en avant des start-ups suédoises innovantes, dont certaines ont été présentées en avant-première le 3 décembre lors de la soirée de gala de la Chambre de Commerce Franco-suédoise. Vous pouvez suivre les suédois présents sur Le Web sur twitter #TTSweden2012.

Du coté des interventions, le premier jour a été marqué par la place accordée aux porte-paroles d’outre-atlantique : Evernote, Google, Twitter, Facebook, … se sont succédés sur la scène centrale, même si Free était certes intervenant le matin (nouvelle Freebox en cours de développement selon Xavier Niel).

Parmi les nouveautés des grands acteurs, figuraient notamment le lancement de la version business d’Evernote, le concept de Knowledge Graph poussé par Google, dont le porte-parole a au passage rappelé que la meilleure régulation est l’absence de régulation en matière de circulation des contenus en ligne, tout en réaffirmant le respect des lois du pays par la firme.

Twitter a quant à lui réaffirmé l’engouement suscité par sa plate-forme, lié notamment « à l’humanisation des institutions et des célébrités » ainsi permis. Le succès en France est réel. Selon Katie Stanton de Twitter « La France est le pays où nous rencontrons l’une des croissances les plus fortes ». Un bureau sera d’ailleurs prochainement ouvert sur le sol français, le 7ème en dehors des Etats-Unis.

La force du story telling internet s’est illustrée au travers de l’intervention de Scott Harrison, fondateur et CEO de charitywater, dont l’action a remporté un global impact award de Google. Astucieuse, la mécanique de levée de fonds de cette association à but non lucratif repose notamment sur la possibilité pour les internautes de s’impliquer personnellement « en offrant leurs cadeaux d’anniversaire pour que des personnes puissent accéder à l’eau potable». Leur slogan est impactant « 800 millions de personnes vivent encore sans accès à l’eau potable. Votre anniversaire peut changer cela ».

Enfin, la ministre en charge du numérique, Fleur Pellerin, a clôturé cette première journée en affirmant vouloir créer le bon environnement pour permettre aux entreprises françaises d’innover.

Pour suivre les débats en direct : http://www.youtube.com/leweb

 

Une infographie fait le point sur les médias sociaux et les genres

Par Benoît Chamontin, le Lundi 12 mars 2012, classé dans Industries non télécoms   |   1 commentaire

Hommes – Femmes – Medias Sociaux

Dans le cadre de la journée internationale des femmes, La Fabrique Digitale Ligaris a voulu en savoir plus sur les internautes et plus précisément sur les habitudes des femmes en ligne, leur outils de prédilections, etc.

Ils ont ainsi réalisé une infographie à partir des différentes données rassemblées concernant la répartition des femmes dans les utilisateurs des réseaux sociaux.

Sans affilier un genre à telle communauté ou site Web, voici quelques enseignements : les réseaux où les femmes sont plus nombreuses que les hommes sont Groupon, Pinterest, Facebook et Twitter. En revanche les hommes sont plus présents sur Foursquare, Google+, Meetic, Viadéo et Tumblr.

Ericsson Money services disponible en Europe et désormais aux Philippines

Par Valérie Gérôme, le Mardi 2 août 2011, classé dans Industries non télécoms,Services   |   1 commentaire
Ericsson Money est un moyen totalement innovant d’envoyer et de recevoir de l’argent depuis votre téléphone portable ou votre ordinateur.

Ericsson Money est un moyen totalement innovant d’envoyer et de recevoir de l’argent depuis votre téléphone portable ou votre ordinateur.

Ericsson Money Services permet le transfert de fonds instantané depuis un téléphone mobile dans 7 pays d’Europe. Ce service est désormais ouvert avec les Philippines, grâce au partenariat conclu avec Globe Telecom (Globe GCash) et Smart Communications Inc (Smart Money), deux opérateurs mobiles leaders aux Philippines. Il utilise Ericsson Money Interconnect, un réseau permettant les transferts de fonds instantanés entre portes-monnaies électroniques dans le monde entier.

Les Philippines constituent le premier pays couvert par ce service en dehors de l’Europe. C’est l’un des pays vers lequel le transfert d’argent international est le plus pratiqué, avec près de 11% de la population travaillant à l’étranger et envoyant de l’argent à leur famille restée aux Philippines.

Par ailleurs, la fonction « Inviter des amis » a été ajoutée au service, pour permettre aux utilisateurs d’inviter leurs connaissances à les rejoindre sur Ericsson Money Services.

Rappelons qu’Ericsson Money Services avait lancé le 8 juin dernier sa première gamme de services de paiement sur mobile – Ericsson Money -, dans sept pays de l’Union européenne. Les utilisateurs de mobiles en Grande Bretagne, France, Allemagne, Italie, Espagne, Pologne et Suède s’enregistrent sur le site www.ericssonmoney.com pour recevoir et expédier de l’argent à un membre de leur famille ou à des amis, ou encore retirer des espèces via leur téléphone portable.

Voici une vidéo qui présente le service (en anglais) :

Japon : Ericsson soutient les opérateurs à la suite du séisme et du tsunami

Ericsson continuera à soutenir les efforts de ses clients japonais pour remettre en état les réseaux de télécommunications.

Ericsson continuera à soutenir les efforts de ses clients japonais pour remettre en état les réseaux de télécommunications (Crédit Photo : Torleif Robertsson)

Ericsson apporte son aide à ses clients japonais pour réparer des réseaux endommagés par le séisme et le tsunami qui ont frappé le pays le 11 mars. Un hélicoptère a ainsi été affrété et 150 téléphones satellitaires ont été envoyés dans la région de Tohoku, dans le nord du pays.

Les infrastructures de transport et de communication ont été sérieusement endommagées lors de cette double catastrophe. Les interventions sur les réseaux mobiles sont multiples : remise en état des stations radio de base et des équipements techniques associés, rétablissement de l’électricité, réparation des tours endommagées et remplacement des fondations en béton. De plus, les dégâts routiers sont parfois tels que certaines régions ne sont plus accessibles que par les airs.

Pour aider les opérateurs japonais, un hélicoptère a été affrété par Ericsson. Doté d’un équipage ayant l’expérience des zones sinistrées, il a transporté des collaborateurs d’Ericsson et le matériel nécessaire pour aider aux opérations de maintenance, de reconstruction et de réparation auxquelles sont confrontés les clients japonais d’Ericsson.

Outre l’hélicoptère, Ericsson fournit à son client Softbank Mobile Corp 150 téléphones satellitaires servant à coordonner les travaux de réparation dans les zones où les infrastructures de télécommunications mobiles n’ont pas encore été remises en état. Deux volontaires Ericsson ont été envoyés dans la région pour aider Softbank Mobile Corp à mettre les téléphones satellitaires en service.

Fredrik Alatalo, Président d’Ericsson Japon, explique qu’Ericsson continuera à soutenir les efforts de ses clients japonais pour remettre en état les réseaux de télécommunications.

« Nous sommes en contact étroit avec nos clients depuis ces terribles événements, déclare-t-il. Dès le début nous avons offert notre aide à notre client, mobilisant pour cela toutes nos équipes japonaises. Nos efforts actuels, notamment l’affrètement de l’hélicoptère et l’envoi de téléphones satellitaires, s’inscrivent dans cette démarche. Nous allons continuer à travailler en liaison étroite avec nos clients pour les aider par tous les moyens possibles. »

Fredrik Alatalo, Président d’Ericsson Japon

Les réseaux de la région de Tohoku, où le tsunami a été le plus dévastateur, restent les plus touchés. Après la surcharge de trafic dans les heures qui ont suivi la catastrophe, les réseaux de la région de Tokyo ont retrouvé aujourd’hui des niveaux de fonctionnement normaux, de même que ceux de la région au sud de Tokyo.

Hans Vestberg au CTIA 2011 : « La société en réseau ouvre de nouvelles perspectives pour de nombreux secteurs »

"Quand une personne est connectée, c’est sa vie qui change ; quand tout est connecté, c’est le monde qui change. C’est là l’essence même de la société en réseau" (Crédit Photo : Benoît Chamontin - Ericsson France)

"Quand une personne est connectée, c’est sa vie qui change ; quand tout est connecté, c’est le monde qui change. C’est là l’essence même de la société en réseau" (Crédit Photo : Benoît Chamontin - Ericsson France)

Lors de son discours d’introduction au salon international CTIA Wireless 2011, Hans Vestberg, Président et CEO d’Ericsson a présenté la société en réseau comme un puissant vecteur de créativité, doté de la capacité à transformer nos vies, nos entreprises et la société dans son ensemble.

Prenant la parole au cours de la conférence organisée sur le thème « La journée de la e-santé », il a également énuméré les avantages que la mobilité, le haut débit et le cloud computing peuvent procurer dans le domaine de la santé et d’autres secteurs.

Selon Hans Vestberg, le monde connaît aujourd’hui une véritable révolution technologique, où technologies de l’information et télécommunications se combinent pour créer une société en réseau, « Connecter les objets et les personnes de manière intelligente apporte de nombreux avantages. Quand une personne est connectée, c’est sa vie qui change ; quand tout est connecté, c’est le monde qui change. C’est là l’essence même de la société en réseau » a-t-il déclaré.

Aux côtés d’Hans Vestberg, le Dr. Patrick Soon-Shiong, PDG de l’Institute for Advanced Health, s’est exprimé sur la façon dont les réseaux connectés transforment la gestion de la santé.

« La technologie sans fil va jouer un rôle essentiel dans l’évolution de la manière d’aborder la santé au 21ème siècle », a déclaré le Dr. Patrick Soon-Shiong. « Transmission plus efficace et plus rapide des dossiers médicaux, orientation en temps réel des patients, meilleur suivi des personnes atteintes d’une pathologie chronique, interventions rapides afin de prévenir les incidents médicaux : le champ des possibilités ne cesse de croître. Bientôt, la technologie sans fil fera partie intégrante de la gestion de la santé. » Lire la suite…

Ericsson va déployer un réseau 4G intelligent pour la compagnie EnergyAustralia

Le réseau 4G acheminera des données entre 12 000 dispositifs de surveillance intelligents, 3 000 ordinateurs mobiles et 200 postes terminaux

Le réseau 4G acheminera des données entre 12 000 dispositifs de surveillance intelligents, 3 000 ordinateurs mobiles et 200 postes terminaux

 La technologie 4G/LTE (Long Term Evolution) fera partie intégrante du nouveau réseau intelligent australien grâce à un nouvel accord signé entre Ericsson et EnergyAustralia, la principale compagnie d’électricité du pays. Ericsson assurera la conception et l’intégration d’un réseau d’accès sans fil multi-fournisseur qui permettra des communications bidirectionnelles entre les systèmes de contrôle électrique, les systèmes de back-end et les foyers domestiques. Ce réseau sera déployé sur 150 sites de l’Etat de New South Wales.

Ce vaste projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du principal réseau intelligent de l’Australie. Il permettra de transformer le réseau électrique de la compagnie EnergyAustralia en un réseau plus intelligent, plus vert et offrant un meilleur rendement. Le réseau de télécommunications acheminera des données entre 12 000 dispositifs de surveillance intelligents en cours d’installation sur le réseau de distribution, près de 3 000 ordinateurs mobiles déployés sur le terrain et 200 postes terminaux.

EnergyAustralia réalisera dès 2011 des essais sur une plate-forme LTE, en vue de migrer vers un réseau LTE complet. « Ericsson se félicite de travailler au côté d’EnergyAustralia sur ce projet majeur », explique Sam Saba, président d’Ericsson  Australie/Nouvelle-Zélande. « Les communications machine à machine (M2M) transforment le secteur de l’énergie et permettront aux réseaux intelligents de fournir des informations instantanées, offrant ainsi aux foyers un meilleur contrôle de leur usage énergétique, de leurs coûts et émissions de carbone, tout en contribuant à une énergie durable. » Lire la suite…

Arianna Huffington : « Les lecteurs veulent être les acteurs des news qu’ils lisent »

Arianna Huffington a fondé en 2005 une site qui révolutionne la façon de faire de l'information avec le Huffington Post

Arianna Huffington a fondé en 2005 une site qui révolutionne la façon de faire de l'information avec le Huffington Post

 Les entreprises médias traditionnels souffrent du trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité. D’autre part, les journalistes Web sont atteints de désordre compulsif obsessionnel ! Ce diagnostic émane d’Arianna Huffington, fondatrice et directrice du site Internet d’information « Huffington Post ». Elle voit un paysage médiatique où l’auto-expression a remplacé l’amusement et où les lecteurs veulent être acteurs eux-mêmes des histoires plutôt que de simplement les lire.

Arianna Huffington est aujourd’hui une des femmes les plus influentes des médias américains. Co-fondatrice et rédactrice en chef du site d’information américain The Huffington Post, elle est une chroniqueuse connue dans tous les États-Unis et l’auteur de 13 ouvrages. Elle co-anime également l’émission “Left, Right and Center”, une table ronde politique diffusée sur la radio publique.

En mai 2005 avec Kenneth Lerer et Jonah Peretti, elle a fondé le blog d’information The Huffington Post qui ne tarde pas à rencontrer un succès d’audience phénoménal, figurant parmi les sites d’infos les plus visités et les plus souvent cités sur Internet. En 2006, Arianna Huffington est nommée l’une des 100 personnalités les plus influentes au monde par le Time Magazine. Originaire de la Grèce, elle arrive en Angleterre à l’âge de 16 ans et obtient un diplôme d’économie à l’université de Cambridge. A 21 ans, elle devient présidente de la prestigieuse Cambridge Union Society. Lire la suite…

Communication M2M : l’opérateur norvégien Telenor partage son expérience

Telenor a développé la solution Telespor qui permet de garder à distance 10 000 moutons dans différents troupeaux

Telenor a développé la solution Telespor qui permet de garder à distance 10 000 moutons dans différents troupeaux

 Connecter des machines entre elles et les faire échanger des informations sont des activités foncièrement différente de ce qu’une entreprise de télécoms a classiquement l’habitude de faire entre des individus et leurs terminaux. Ce que l’on appelle généralement les communications « machine-to-machine » (M2M) requièrent certaines spécificités. Dans une interview accordée à Ericsson Business Review, Per Simonsen, directeur général de Telenor Connexion et Hans Christian Haugli, directeur général de Telenor Objects, expliquent en quoi la mise en place d’une activité M2M diffère mais recèle également des opportunités pour les opérateurs.

En étendant ses services M2M au marché mondial, l’opérateur historique norvégien Telenor s’érige en pionnier. Fort de 10 ans d’expérience dans ce domaine, il propose aujourd’hui une large gamme de services M2M gérés, allant du suivi de véhicules et de marchandises en transit à la lecture de compteurs électriques. A ce jour, Telenor a installé près de 2 millions de cartes SIM M2M, leur nombre ayant doublé chaque année depuis 2004. Lire la suite…

Internet des objets : A l’aube d’une ère nouvelle ?

Par Olivier Cimelière, le Lundi 13 décembre 2010, classé dans Industries non télécoms,Multimédia,Opinion,Vision 2020   |   1 commentaire
Internet des objets : fantasme techno ou réalité émergente

Internet des objets : fantasme techno ou réalité émergente

 Alors que nous faisons route vers un futur Internet des objets où ces derniers et leur environnement seront interconnectés, nous finirons peut-être par vivre un rêve de technologiste – chaque élément de notre vie faisant partie d’un réseau. Mais quel pourra être, en la matière, l’expérience des gens et leur interaction avec ce réseau ? Les utilisateurs y verront-ils une nouvelle étape logique dans l’évolution du Web, ou estimeront-ils être en présence de quelque chose de radicalement différent par rapport à ce qu’ils avaient connu précédemment ?

L’Internet des objets a besoin de moyens innovants pour assurer l’interface avec les utilisateurs, et démontrer clairement que sa puissance ne réside pas dans ses connexions individuelles mais dans la globalité de ses interconnexions. Faute de quoi, il sera très difficile de créer la plate-forme de marché de masse que ce secteur appelle de ses vœux.

Le sujet n’est en tout cas pas de la science-fiction car l’Internet des objets est déjà là. Au cours du seul 2e trimestre 2010 aux Etats-Unis, deux fois plus de systèmes connectés que d’Américains ont été mis en œuvre par les opérateurs. Différents types de gadgets se transforment peu à peu en dispositifs hybrides, qui sont des services autant que des objets physiques. Les Pads et autres Pods – dans leurs différents aspects et avatars –, devraient eux aussi logiquement devenir les portails d’accès à un écosystème intégré de services et d’applications. Et la tendance va vers l’élargissement à des systèmes tels que les récepteurs de télévision, les chaînes Hi-Fi, et même les voitures.

Mais ne nous trompons pas. Les tenants de la technologie sont, par essence, optimistes. Il n’est que de constater la croyance bien ancrée selon laquelle, dans la mesure où ces secteurs démontrent aux clients la sophistication et l’innovation technologiques et fonctionnelles de leurs produits, la valeur de leurs applications coule de source.

Lorsqu’une technologie innovante voit le jour, la grande question consiste essentiellement à créer suffisamment de battage médiatique et de veiller à la qualité de la présentation du produit. Ce qui est supposé entraîner une demande massive. Les secteurs industriels concernés sont donc parfois plus que perplexes face à l’absence de désir des consommateurs en présence d’une technologie apparemment « parfaite », même quand tout a été fait « correctement ». Les perspectives et les enseignements que l’on peut tirer de l’histoire des fiascos technologiques se révèlent très instructifs, et souvent très amusants, mais l’une des raisons principales de l’échec d’un produit est l’incapacité du secteur industriel concerné à se mettre véritablement à la place de l’utilisateur final, et la clé de cette nécessaire compréhension s’appelle l’empathie.

Pour lire la suite du dossier, veuillez cliquer sur le lien de l’article complet en format PDF (en anglais). A lire également, la série d’articles sur l’Internet des objets sur le site Internet Actu.

Lucy Küng : « Médias et télécoms sont face à la menace Internet »

Lucy Küng : "On est aujourd'hui en pleine convergence annoncée il y a 25 ans entre médias, télécoms et technologies de l’information avec Internet au cœur du tableau

Lucy Küng : "On est aujourd'hui en pleine convergence annoncée il y a 25 ans entre médias, télécoms et technologies de l’information avec Internet au cœur du tableau

 Les industries des médias et des télécoms sont sorties perdantes de leurs premières batailles face à Internet. Elles assistent au déclin de leurs revenus et à la transformation de leurs actifs en passifs. C’est le constat que dresse Lucy Küng, experte en gestion des médias. Dans une interview donnée à Ericsson Business Review, elle n’entrevoit qu’une seule solution : ces deux industries, autrefois dominantes, doivent absolument faire preuve de créativité et tenter de se frayer ensemble un chemin vers l’avenir.

Lucy Küng est professeur en économie et gestion des médias à l’université de Jönköping, en Suède. Née à Londres, elle vit à Zürich en Suisse où elle est par ailleurs membre du conseil d’administration de la Swiss Broadcasting Corporate (SRG-SSR-Idée Suisse). Depuis plus de vingt ans, elle a acquis une connaissance approfondie des médias et de leurs enjeux. Son travail porte essentiellement sur l’étude du bouleversement qui se produit lorsqu’une nouvelle génération de plateformes technologiques (telles qu’Internet et l’iPad) menace de remplacer des modèles pourtant éprouvés comme la télévision par ondes hertziennes et les magazines papier.

Pouvez-vous nous dresser un tableau de la situation ? Quelle priorité définissez-vous pour les entreprises de médias et de télécoms ?

Lucy Küng : Le drame vient du fait que les entreprises des médias et des télécoms voient la situation comme à travers un miroir de façon confuse tout en assistant au début du déclin du modèle des médias de masse tel que nous l’avons toujours connu. Les nouvelles technologies en sont le principal déclencheur, même si des facteurs comme la déréglementation et la mondialisation jouent également un rôle. On est là en présence du processus de convergence annoncé il y a 25 ans : le rapprochement inexorable des médias, des télécoms et des technologies de l’information, avec Internet au cœur du tableau. Si l’on se place au plan de la chaîne de valeur industrielle, on voit l’apparition de nouvelles étapes, notamment pour ce qui touche aux dispositifs mobiles. Ceux-ci représentent une plateforme supplémentaire pour les différents organes médiatiques et donc un domaine porteur de croissance, mais impliquent également de traiter avec de nouveaux acteurs (Amazon, Apple et Google) qui n’obéissent pas aux schémas industriels traditionnels. Lire la suite…