Concernant les smartphones, nous sommes tous différents

Par Benoît Maydat, le Mardi 18 juin 2013, classé dans 4G LTE,Réseaux mobiles,Société en réseau   |   Aucun commentaire
http://bit.ly/15f5dDJ

Identifier les besoins actuels des consommateurs permet de créer pour eux un plus grand bénéfice.

Les ‘early adopters’ ne sont plus le seul moteur de la croissance de l’utilisation des smartphones et de l’Internet mobile. Désormais, nous y participons tous !

Nous en avons tous une utilisation différente et il devient de plus en plus important de comprendre les facteurs qui influent sur l’expérience globale que nous procure notre smartphone.

Ericsson a cherché ce qui est important pour les utilisateurs quand il s’agit de leur smartphone et de la façon dont ils s’en servent. Les quatre principaux facteurs sont la performance, le prix, le service client et l’appareil en lui-même. Cependant, l’importance de ces facteurs varie pour les différents utilisateurs. Le prix ​​pourrait avoir plus d’importance pour certains alors que l’appareil pourrait être le facteur principal pour d’autres.

Dans notre rapport Unlocking Consumer Value (« Créer de la plus-value pour les consommateurs »), nous avons identifié six groupes différents: les Performance Seekers, les Cost Cutters, les Curious Novices, les Control Seekers, les VIP et les Devicers.

http://bit.ly/15f5dDJ

L’importance des 4 facteurs varie pour les différents utilisateurs.

Et vous, à quel groupe appartenez-vous? Découvrez-le en consultant le rapport.

 Quels types de personnes composent chacun des groupes ? En voici un exemple :

« La couverture réseau de mon opérateur est très bonne. Je peux être dans le train et avoir quand même du réseau. »
Samir, Performance Seeker.

« Il faut que j’ai toujours le dernier iPhone dès qu’il sort, il est trop stylé! »
Emilie, Devicer.

« Je suis chez le même opérateur depuis des années et j’y suis bien. Il faudrait juste qu’ils se rendent compte que je suis un client fidèle. »
Monica, VIP.

« Je ne vois pas pourquoi je paierais un surplus pour mon abonnement. Internet doit être compris dedans. »
Irène, Cost Cutter.

« C’est vraiment frustrant quand ça met quatre fois plus de temps sur l’iPad que sur mon ordinateur. »
Maximilien, Curious Novice.

« Je n’ai pas encore atteint ma limite mais je fais attention. J’ai pris 500 mégas supplémentaires au cas où je dépasserais. J’évite de regarder des vidéos trop longues. »
Diane, Control Seeker.

http://bit.ly/15f5dDJ

Nous avons tous une utilisation différente des smartphones.

Comment les opérateurs peuvent fournir un service que les Performance Seekers vont adorer? En fournissant aux consommateurs une meilleure façon d’évaluer l’efficacité du réseau. Permettre aux consommateurs de voir des tableaux de bord de performance personnalisées en fonction de leurs habitudes de transport leur fournirait une évaluation plus personnalisée et pertinente du réseau, ce qui est important lors du choix d’un opérateur.

Qu’est-ce qui motive les Curious Novices? Ce groupe dépendant a besoin d’avoir un contact personnel vers lequel ils peuvent se tourner quand ils sont submergés par des problèmes techniques. Avoir ce contact personnel les aidera à construire une relation de long terme avec leur opérateur.

Qu’est-ce que Control Seekers recherchent chez un opérateur? La garantie et le droit de se défaire des offres qui ne sont pas à la hauteur de leurs attentes sont très appréciés par les Chercheurs de contrôle. Offrir ce type de service flexible permettra d’améliorer grandement la confiance entre l’opérateur et l’abonné.

En fournissant aux consommateurs une meilleure façon d’évaluer l’efficacité du réseau. Permettre aux consommateurs de voir des tableaux de bord de performance personnalisées en fonction de leurs habitudes de transport leur fournirait une évaluation plus personnalisée et pertinente du réseau, ce qui est important lors du choix d’un opérateur.

Rapport de l’observatoire ConsumerLab d’Ericsson : la performance du réseau est un facteur clé de fidélisation

• Une nouvelle étude réalisée par Ericsson révèle que la performance du réseau constitue un facteur clé de fidélisation des abonnés et de réduction du taux de résiliation.
• Améliorer la satisfaction de l’utilisateur vis-à-vis de la performance du réseau accroît les revenus des opérateurs sur toute la durée de l’abonnement et leur confère un véritable avantage concurrentiel.
• Les utilisateurs de smartphones se disent parfois peu satisfaits de l’expérience que leur procure la performance actuelle des réseaux.

60pourcent

L’amélioration de la performance des réseaux est aujourd’hui un enjeu crucial : elle constitue un gage de fidélité des abonnés et confère aux opérateurs un avantage concurrentiel. Ces conclusions sont celles du nouveau rapport publié par l’observatoire ConsumerLab d’Ericsson, lequel révèle également que la performance actuelle des réseaux mobiles n’est pas toujours à la hauteur des attentes exprimées par les usagers. En effet, 60 % des utilisateurs de smartphones disent rencontrer des problèmes au moins une fois par semaine, et ils sont un peu plus de 30 % à en rencontrer quotidiennement.

A propos de l’étude :
Ericsson ConsumerLab a interrogé 1 000 propriétaires de smartphones, âgés de 18 à 64 ans, dans chacun des douze pays suivants : Brésil, Chili, Chine, Indonésie, Japon, Mexique, Russie, Corée du Sud, Suède, Turquie, Royaume-Uni et Etats-Unis.
Le niveau de fidélité a été mesuré à l’aide de l’indicateur Net Promoter Score (NPS).

Lien vers le rapport complet :
www.ericsson.com/res/docs/2013/consumerlab/keeping-smartphone-users-loyal.pdf

Lien vers le Mobility Report d’Ericsson :
www.ericsson.com/ericsson-mobility-report

Rapport Ericsson sur la mobilité : Le LTE et les smartphones génèrent l’essor du trafic vidéo

Par Corinne Muller, le Lundi 3 juin 2013, classé dans 4G LTE,Haut Débit,Réseaux mobiles,Société en réseau   |   Les commentaires sont ferms
http://bit.ly/1aVNOmx

Ericsson effectue des mesures approfondies de trafic de données depuis les débuts de la téléphonie mobile.

Le nouveau rapport d’Ericsson sur la mobilité révèle que le trafic de données mobiles va continuer à s’accroître considérablement dans les années à venir, notamment sous l’impulsion de la vidéo, avec une croissance mondiale qui devrait être multipliée par 12 d’ici fin 2018. Cette croissance est corrélée à l’augmentation continue du contenu disponible, ainsi qu’aux débits de plus en plus rapides dont s’accompagne le déploiement des réseaux HSPA et LTE.

Douglas Gilstrap, Senior Vice Président et directeur de la stratégie d’Ericsson, explique : « En 2018, près de 60 % de la population mondiale pourra bénéficier de services LTE. Selon nos prévisions, les abonnements LTE devraient dépasser le milliard en 2017, une progression qui s’explique par les performances de plus en plus élevées des terminaux et par la demande de plus en plus forte pour des services consommateurs de données tels que la vidéo. Grâce au déploiement des réseaux WCMDA/HSPA, les débits se sont sensiblement améliorés et par conséquence l’expérience utilisateur aussi. »

La vidéo représente la plus grosse part du trafic de données sur les réseaux et sa progression devrait être de l’ordre de 60 % par an d’ici fin 2018. Sur certains réseaux, la consommation de vidéo s’élève en moyenne à 2,6 GB par abonnement et par mois. Or, malgré cette popularité de la vidéo, ce n’est pas forcément sur les applications lourdes en données que les utilisateurs passent le plus de temps. Avec, dans certains cas, une moyenne de 85 minutes par jour, les réseaux sociaux sont en effet les applications les plus prisées des consommateurs.

Près de la moitié des téléphones vendus au premier trimestre 2013 ont été des smartphones, contre 40 % environ sur l’ensemble de l’année 2012. Dans le monde, le nombre total d’abonnements mobiles a grimpé de 8 % en une année, ce chiffre se décomposant de la manière suivante : environ 60 millions d’abonnements supplémentaires aux réseaux WCDMA/HSPA, 30 millions pour la technologie GSM/EDGE et 20 millions pour le LTE. Les abonnements au haut débit mobile ont augmenté à un rythme encore plus élevé sur cette période (de l’ordre de 45 % en une année), atteignant le chiffre de 1,7 milliard.

Le rapport sur la mobilité s’intéresse également au concept de “couverture applicative” – élargissant la définition de la notion de couverture au-delà du seul critère voix pour prendre également en compte la facilité avec laquelle les utilisateurs ont accès à leurs applications mobiles – et définit un nouveau cadre permettant d’expliquer les effets des variations de performances des réseaux d’une manière qui soit parlante pour l’utilisateur.

Cette nouvelle édition du rapport sur la mobilité fait également la lumière sur la relation existant entre performance du réseau et fidélité de l’abonné, faisant apparaître que la performance est le principal facteur de fidélisation, devant le rapport qualité/prix. Par ailleurs, le rapport s’intéresse aux effets de la signalisation des smartphones et son impact sur le réseau, ainsi qu’à l’itinérance des données, identifiant les opportunités qui s’ouvrent aux opérateurs de générer de nouvelles sources de revenus.

Consultez le rapport complet : http://bit.ly/11dfxJY

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Ericsson déploie la 4G/LTE en France pour Orange

Par Benoît Maydat, le Jeudi 4 avril 2013, classé dans 4G LTE,Haut Débit,Opérateurs,Réseaux mobiles   |   2 commentaires

La part de marché globale d’Ericsson en LTE est 2 fois plus importante que celle du concurrent le plus proche, mesurée en équipements livrés.

• Déploiement du LTE pour Orange sur les régions Sud-Ouest, Nord-Est et Ile de France incluant Paris sur les bandes 2,6 GHZ et 800 MHZ.

• Utilisation des technologies multi standard 2G/3G/4G RBS 6000 radio Ericsson pour réaliser ce déploiement en parallèle au programme de modernisation radio 2G/3G.

Les déploiements 4G réalisés par Ericsson pour Orange en France ont débuté en juin 2012 et s’appuient sur les équipements multistandards 2G/3G/4G Ericsson RBS 6000 pour les régions Ile de France, dont Paris, ainsi que les régions Sud-Ouest et Nord-Est. Il en résulte une meilleure expérience utilisateur (en termes de qualité et de débit) pour les abonnés d’Orange concernés.
« Le rythme soutenu des déploiements réalisés pour Orange montre la capacité d’Ericsson à accompagner son client sur un enjeu stratégique et disposer ainsi de capacités accrues pour gérer l’évolution de son trafic data, tout en améliorant la qualité de service » déclare Franck Bouétard, Président d’Ericsson en France. « Les équipes d’Ericsson sur le terrain sont totalement engagées pour qu’Orange puisse réaliser son objectif de couverture en 4G sur 2013, et en particulier à Paris ».

En parallèle à ce déploiement LTE et pour rappel, Ericsson réalise actuellement depuis 2010 la modernisation des réseaux radios existants 2G et 3G sur les régions Sud-Ouest, Nord-Est et Ile de France couvrant plus de 15 000 sites. Pour l’exécution de ces programmes de modernisation et de déploiement, Ericsson a mis en place une importante structure, et emploie de nombreuses sociétés partenaires.
Ericsson est le leader du marché des équipements mobiles avec 35% de part de marché en 2012. La part de marché globale d’Ericsson en LTE est 2 fois plus importante que celle du concurrent le plus proche, mesurée en équipements livrés.

Que retenir du Mobile World Congress 2013 ?

Tout d’abord, une certaine démesure :

Un nouveau lieu, la Fira Gran Via, beaucoup plus grand (+ 34 % ), 8 halls, 1 700 exposants,  mais surtout 72 000 visiteurs en provenance de 220 pays.

Sur le fond, certaines annonces marquantes coté terminaux, avec l’arrivée de smartphones double écran et bien sûr, la déferlante 4G, très présente sur de nombreux stands.

Ericsson n’était pas en reste :

Une avalanche d’annonces, 15 en tout, dont un partenariat avec SAP dans le Machine To Machine, des annonces dans le domaine du SDN, du LTE Broadcast, une expérimentation dans la bande de fréquence L avec Orange et Qualcomm,  mais aussi des perspectives vers l’avenir avec la présentation de la première fenêtre connectée.

Hans Vestberg résume les principales annonces Ericsson faites lors du MWC 2013 :

Hans

Quelques photos du stand Ericsson :

DSC00033 DSC00002 DSC00044 DSC00055 Jade Mansour

Qu’espérer pour le MWC 2014 ?

Tout d’abord, une représentation plus forte des Over The Top et des acteurs de l’IT. La convergence entre Télécoms et IT  deviendrait ainsi davantage réalité.

Ensuite, toujours plus d’innovations et pourquoi pas une prise en compte plus importante des enjeux liés au développement durable.

Le Mobile World Congress est, et devrait rester à l’avenir, un événement incontournable au niveau mondial.

Les mobiles marchent sur les plates-bandes des satellites

Par Jean-Pierre Soules, le Mardi 26 février 2013, classé dans 4G LTE,Haut Débit,Innovation / R&D,Réseaux mobiles   |   Aucun commentaire

Les fréquences des satellites peuvent être utilisées pour les réseaux mobiles.

Il n’y a pas que les énergies fossiles qui s’épuisent. Le spectre des fréquences, ressource rare, n’est pas non plus infini. Avec l’explosion du trafic, engendré notamment par les smartphones et autres tablettes, les opérateurs recherchent toujours de nouvelles fréquences pour augmenter la capacité de leurs réseaux. Les progrès des algorithmes de compression, comme l’arrivée prochaine du H265, en cours de normalisation, qui permet d’économiser jusqu’à 30% de bande passante, ne suffit pas. Il faut trouver de “l’oxygène”.

D’où l’idée de récupérer d’autres bandes de fréquences, comme la bande L, réservée aux satellites, mais incomplètement utilisée entre les fréquences 1452 et 1492 MHz, soit un ballon d’oxygène d’une quarantaine de MHz. Cette ressource supplémentaire sera utilisée dans le sens “descendant” (de la station de base jusqu’au terminal). En effet, selon Orange, dans les nouveaux usages des terminaux modernes, le trafic est asymétrique, surtout du fait de la généralisation de la vidéo : 20% du trafic est “montant” et 80% “descendant”. Or la bande L se prête particulièrement bien à ce type de trafic.

Les trois partenaires, Ericsson pour la partie infrastructure, Orange comme opérateur et Qualcomm pour la partie processeurs des terminaux, ont réalisé en 2012 une expérimentation à Toulouse autorisée par l’ARCEP, le régulateur en France, à titre de test.
L’idée est d’associer des fréquences de bandes différentes pour constituer un flux offrant une plus grande bande passante. Une possibilité permise par les technologies 3G+ et LTE. La station de base émet donc sur plusieurs fréquences non contiguës et c’est au processeur du terminal de remettre de l’ordre dans tout ça et de présenter à l’utilisateur un flux continu de qualité. Il n’a évidemment pas à se soucier par quelles bandes sont arrivés les paquets.

Reste que ces 40 MHz seront à partager dans les différents pays entre les opérateurs de réseaux lorsque le régulateur aura donné son feu vert. Cependant, les expérimentateurs estiment que ce rab de fréquences permettra de doubler la capacité dans le sens descendant. C’est ce qu’ils ont constaté dans le test de Toulouse en utilisant 5 MHz dans la bande 3G+ et 5 MHz dans la bande L.

Une bouffée particulièrement bienvenue, mais jusque quand ?



Découvrez cette expérimentation, qui est une première mondiale, en vidéo :

La cité du futur

Cela ne relève pas tellement de l’utopie futuriste. Toutes les technologies existent déjà.

Tout au fond du Hall 3, la GSMA (GSM Association) a concentré une panoplie de services urbains rendus possible par les réseaux pour mobiles : c’est la Connected City.

On y trouve une mairie avec ses services publics, un hôtel, des taxis, etc. Les échoppes sont tenues par les fournisseurs de solutions. Quelques exemples. Ericsson démontre la gestion des incidents et accidents pouvant affecter une grosse ville. Un camion citerne prend feu. Aussitôt, le centre de gestion peut évaluer la situation en se branchant sur les caméras de surveillance du quartier. Mieux, il alerte les pompiers et les hôpitaux du quartier. En cas d’accident ou de bouchon, les automobilistes circulant dans les alentours peuvent être prévenus, grâce au système de géolocalisation, qu’il vaut mieux éviter le quartier. Même chose en cas de travaux, d’innondations, etc. Si le feu se déclare dans un immeuble, les voisins sont invités à fermer leurs fenêtres et à se calfeutrer chez eux.

Deutsch Telecom et SAP illustrent la gestion d’un port comme Hambourg. À l’approche du port, le chauffeur du poids lourd est averti de l’état de la circulation et des itinéraires lui sont suggérés. On lui indique également les terminaux où il doit charger ou décharger sa marchandise. S’il doit attendre, on lui indique les parkings disponibles et où il y a de la place. Il est également prévenu des incidents qui affectent la zone portuaire (encombrements, panne d’une grue,etc.).

Pour sa part AT&T a reconstitué la maison du futur entièrement domotisée. Si l’habitant est à l’extérieur et qu’il se souvient qu’il a oublié d’éteindre la télé, il peut le faire à distance. S’il rentre la nuit, il lui est possible de fermer les volets, d’éteindre toutes les lumières et allumer celle du perron. La nuit, un bruit le réveille. Il peut actionner les caméras de la maison, dont celle braquée sur la porte d’entrée, et s’apercevoir que le chat du voisin a élu domicile sur son paillasson. Il est même possible de surveiller la grand-mère de 90 ans qui ne donne plus de vie, allumer la caméra installée chez elle et constater qu’elle s’est endormie dans son fauteuil devant sa télé allumée. Rassuré, le fils ou le petit-fils éteint l’appareil.
Un cycliste, sur Hometrainer, s’entraîne et ses données physiologiques (pulsations cardiaques, puissance développée) et géographiques (vitesse, distance parcourue) sont transmises en temps réel à l’équipe médicale qui peut être distante. Le GSMA prévoit de réaliser cette démo en grandeur réelle lors du Grand Tour qui reliera Bruxelles à Barcelone (2.100 km) début septembre prochain.

Ce ne sont que quelques cas. De nombreux industriels participent à la cité du futur, dont Korean Telecom, Telenor, Accenture, Intel, etc.
En fait, cela ne relève pas tellement de l’utopie futuriste. Toutes les technologies existent déjà. Il “suffit” que les collectivités et les citoyens les mettre en oeuvre. Mais ça, c’est une autre histoire, sans doute plus complexe que la technique elle-même.

Franck Bouétard, Président d’Ericsson France: « L’heure est aujourd’hui plus aux services qu’au réseau »

Par Jean-Pierre Soules, le Lundi 25 février 2013, classé dans 4G LTE,Haut Débit,Réseaux mobiles,Stratégie   |   Aucun commentaire

« Nous avons plus que doublé notre chiffre d’affaires entre 2009 et 2012 et nous sommes passés de 700 à 1400 personnes » déclare Franck Bouétard.

Selon vous, quelle est le principale différence entre le MWC2013 et la version 2012 ?

L’an dernier encore, nous étions très orientés réseau. Aujourd’hui, nous mettons plus l’accent sur les services, pour aider les opérateurs à  les créer et à les gérer. Cette stratégie est illustrée par quelques unes de nos annonces. Par exemple, celle relative au Mobile Order Management destiné à permettre aux opérateurs de les proposer plus vite à leurs clients. Autre exemple, Experience Centric Management Services vise à mesurer de bout en bout la qualité des services fournis jusqu’à l’utilisateur final. Cela suppose évidemment une adaptation du réseau pour qu’il soit plus dynamique, plus réactif. Cette transformation passe notamment par une nouvelle architecture fondée sur le Service Provider SDN (Self Defined Network), avec une infrastructure virtualisée, donc plus flexible et basée sur le Cloud.

Y a-t-il des innovations  technologiques?

Avant de développer une nouvelle technologie radio, mieux vaut améliorer et tirer le meilleur parti de celles qui existent déjà et dont nous n’avons pas encore exploité toutes les possibilités. Par exemple, nous annonçons l’antenne Air 32. Elle est multifréquences, multi-technologies et intègre une station de base. Il y a aussi l’intégration du Wi-Fi dans le réseau, avec Wi-Fi Gateway, qui est la poursuite du Wi-Fi Offload annoncé l’an dernier. Cette fois, le Wi-Fi n’est plus une pièce rapportée, mais il fait partie du réseau. Dans une petite cellule, c’est le réseau qui choisira la technologie la mieux adaptée au type de trafic. Ainsi, la 2G suffira pour la voix, la 3G pour des données et le Wi-Fi pour de lourds transferts ou la vidéo. De cette manière, les ressources sont mieux utilisées.

Mais ne parlez -vous pas de 5G ?

Entre la 2G et la 3G, il y eu un saut technologique, tout comme entre la 3G et la 4G. Mais pour la 5G, ce n’est pas le cas. Il s’agit plutôt, là encore, de mieux utiliser les ressources existantes. Dans les grandes lignes, plutôt que d’ouvrir une macro cellule LTE, mieux vaut construire des micro cellules, chacune adaptée à une technologie, et la station de base opte pour la mieux adaptée à l’usage (2G, 3G, LTE, …).

Quid du Broadcast LTE ?

L’objectif est d’utiliser le réseau LTE pour diffuser des programmes vidéo via LTE. L’opérateur réserve une partie de la bande passante pour, par exemple, quelques programmes de TV en mode Broadcast et l’autre partie reste en mode Unicast pour le trafic classique : voix, données, etc. Cela permet notamment de diffuser des événements locaux sans déployer une lourde infrastructure. L’opérateur peut changer à sa guise l’utilisation de la cellule en fonction ses besoins.

Ericsson France a fait dernièrement plusieurs acquisitions. Quel est leur but ?

En 2011, nous avons acquis Tridge Group, une SSII française spécialisée dans les systèmes de facturation télécoms, pour nous renforcer dans le BSS (Business Support System). En 2012, ce fut  la division Services Diffuseurs de Contenu de Technicolor. Une démarche logique dans la mesure ou télécoms et télévision sont de plus en plus étroitement liées. Elle entre dans notre stratégie de services managés, cette fois côté diffuseurs. Enfin, nous allons intégrer l’activité télécoms de la SSII Devoteam.  Il s’agit de nous renforcer dans la fusion de plus en plus étroite entre les télécoms et l’IT dans les systèmes opérateurs. De plus, cette activité nous permet d’être plus présents dans l’Ouest de la France et, par conséquent, d’étendre notre couverture.

Donc tout va bien pour Ericsson France?

Nous avions un certain retard sur le marché français, mais nous le comblons. Ainsi, nous avons plus que doublé notre chiffre d’affaires entre 2009 et 2012 et nous sommes passés de 700 à 1400 personnes, tant par croissance organique que par croissance externe.

Ericsson mise sur la fertilisation croisée des technologies

« Selon Hans Vertsberg, le P-DG d’Ericsson, ce cocktail va changer le monde et notre façon de vivre. »

Plus qu’une avalanche de nouvelles technologies, la cuvée 2013 d’Ericsson au MWC de Barcelone consiste surtout à combiner ensemble les dernières technologies pour créer de nouveaux services destinés aux opérateurs, au client final, et à améliorer la qualité et les performances des réseaux.
Selon Hans Vertsberg, le P-DG d’Ericsson, ce cocktail va changer le monde et notre façon de vivre. L’une des pièces maîtresses de ce nouvel environnement réside dans les nouveautés apportées à une couche logicielle souvent passée sous silence : l’OSS (Operation Support Systel) et le BSS (Business Support System). La première est orientée réseau, facilitant son exploitation et permettant de créer plus facilement de nouveaux services. La seconde vise les clients en permettant, par exemple, aux opérateurs de définir des modèles de facturation plus riches, mieux adaptées à la diversité des services. Cela est d’autant plus nécessaire que les terminaux deviennent plus intelligents. “Fin 2013, estime Hans Vestberg, plus de 50% des mobiles vendus seront des smartphones. Or les usagers exigent des applications et des données immédiatement disponibles. Avec Internet dans notre poche, le monde réel et le monde virtuel vont se rapprocher. Les transactions en ligne vont enrichir notre quotidien, notre façon de travailler et nos loisirs.“ D’où le succès de de la 4G ou LTE (Long Term Evolution), puisque selon Hans Vestberg, il y aura plus de 100 millions d’abonnés à travers le monde. Ericsson se taille la part du lion sur ce nouveau marché : fin 2012, le constructeur revendique plus de 60 contrats commerciaux et la moitié du trafic généré par les les smartphones emprunte ses réseaux.
Il n’y a pas que les relations interpersonnelles qui soient promises à un développement rapides. Le fameux M2M (Machine-to-Machine) va lui aussi profiter de cette fertilisation croisée des technologies. Ainsi, Ericsson vient d’annoncer un accord avec SAP pour proposer une solution M2M fondée sur le Cloud en mode SaaS. Le premier apportera ses compétences côté réseau et son infrastructure ; le second sa plate-forme HANA et les services aux entreprises. Les deux commercialiseront la solution et s’allieront dans les opérations de marketing. Un exemple de rapprochement entre sociétés aux coeurs de métier à priori différents.

« La 5G selon Ericsson. »

Cependant, Ericsson n’est pas venu sans quelques bottes secrètes. Elle n’est encore qu’un concept, mais la “vitre antenne” a été exposée. Une antenne est noyée dans une vitre et par un connecteur extérieur ou même miniaturisé dans le bas de la vitre, elle est reliée à un point d’accès Wi-Fi. Les applications sont multiples, car cette solution permet de créer des micro cellules. Or il y a des vitres partout et la technique ne nécessite aucun vitrage particulier. Et comme on n’arrête pas le progrès, alors que la 4G se déploie à peine, Ericsson a fait une démonstration de … la 5G.

Le trafic de données mobiles a doublé, le nombre d’abonnés et de smartphones est en hausse

Par Benoît Maydat, le Jeudi 21 février 2013, classé dans 4G LTE,Réseaux mobiles,Société en réseau   |   Aucun commentaire

La dernière mise à jour provisoire du Mobility Report Ericsson met en évidence une croissance rapide et continue de la connectivité.

Le rapport montre que le trafic de données a doublé entre fin 2011 et fin 2012, et a connu une hausse de 28 % les deux derniers trimestres 2012. Il a aussi montré un gain net de 140 millions d’abonnements mobiles au niveau mondial (dont 30 millions en Chine). Sur 2012, les smartphones ont représenté 40 % des nouvelles ventes de téléphones portables. Ce chiffre était de 30 % en 2011.

C’est en Europe centrale et orientale que le taux de pénétration des téléphones mobiles est le plus important avec 1.33 appareils par habitant, juste devant l’Europe de l’Ouest qui compte 1.28 portables par habitant.

Ericsson Mobility Report February 2013

Les abonnements GSM/GPRS/EDGE ont augmenté de 44 millions alors que les abonnements WCDMA/HSPA ont augmenté de 70 millions. Ces technologies réunies représentent 80 % du total des nouveaux abonnements mobiles. Le nombre d’abonnements 4G/LTE est quant à lui passé de 14 à 57 millions !

Depuis plusieurs années, Ericsson a rassemblé les données des réseaux mobiles du monde entier. Avec l’évolution vers la société en réseau, nous pensons que ces données sont devenues plus importantes que jamais dans l’aide qu’elles apportent aux décideurs qui préparent et forment le monde connecté de demain.

Cliquez ici pour consulter le rapport Ericsson Mobility.