Jean-Pierre Soulès

A propos de Jean-Pierre Soulès

Journaliste pendant 15 ans à 01 Informatique et précédemment formateur, Jean-Pierre Soules est aujourd'hui free lance. Il collabore régulièrement à Réseaux et Telecoms, Clubic Pro et IT For Business.

Les articles de Jean-Pierre Soulès

MWC : l’envers du décor

Par Jean-Pierre Soulès, le mercredi 26 février 2014, classé dans MWC14   |   Aucun commentaire »

Mobile World Congress

Le MWC, c’est d’abord un bruit de foule continu, si puissant qu’il empêche d’entendre votre correspondant au téléphone et que lui ne distingue pas bien ce que vous dites. On parle dans toutes les langues et même si l’anglais reste l’officielle, celles d’Asie sont de plus en plus entendues dans les allées. Cette foule compacte semble sortie de chez le même tailleur. Uniforme de rigueur : costume gris foncé ou noir pour les hommes. Le port de la cravate  devient de plus en plus aléatoire. Chez les femmes, plus présentes que jamais, la mode, cette année, est à la jupe, plutôt courte, et au collant noir. Lire la suite…

SDN : la fin du monde propriétaire dans les télécoms

Par Jean-Pierre Soulès, le , classé dans MWC14,Opérateurs   |   Aucun commentaire »

Ericsson-SDN-software-defined-networking-france

Si l’on devait caractériser  en quelques mots les tendances chez les opérateurs télécoms, on pourrait citer : optimiser, simplifier et automatiser les fonctions réseau. La tâche des constructeurs consiste donc à leur fournir des solutions dans ce sens. Au premier rang de celles-ci arrive le SDN (Software Defined Network).

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La 5G déjà

Par Jean-Pierre Soulès, le mardi 25 février 2014, classé dans 5G,MWC14,Stratégie   |   Aucun commentaire »

Ericsson-5GÀ peine la 4G vient-elle d’arriver et qu’elle n’est pas encore déployée partout, que la 5G monopolise déjà toutes les attentions au Mobile World Congress 2014, à Barcelone. Certes, on l’annonce pour 2020, mais les initiatives se multiplient, chacun voulant prendre le train dès la gare de départ. C’est le cas d’Ericsson, numéro un mondial, qui se doit d’être présent. Lire la suite…

Ericsson au MWC : « Transformer notre vie »

Par Jean-Pierre Soulès, le , classé dans 4G LTE,MWC14,Société en réseau,Vision 2020   |   Aucun commentaire »

Hans Vestberg PDG d’Ericsson nous propulse dans la société en réseau.

Pour Ericsson, les années pleines de promesses se suivent. Ainsi, pour Hans Vestberg, le P-DG d’Ericsson, le virage vers la 4G est plutôt bien négocié, puisque si, globalement, 40% du trafic des mobiles empruntent les réseaux du constructeur, le ratio grimpe à 50% pour la génération LTE. Également numéro 1 dans les services, Ericsson vient d’élargir sa gamme avec le Telecom Cloud Transformation, qui fournit aux opérateurs des prestations de consulting et d’intégration. Aujourd’hui, cette activité emploie 60% des 115.000 employés et constitue 43% de son chiffre d’affaires. De plus, pur constructeur dans le passé, l’industriel se tourne de plus en plus vers le logiciel et devient l’un des huit premiers éditeurs au monde. Lire la suite…

Quand le lampadaire révolutionne la ville

Par Jean-Pierre Soulès, le lundi 24 février 2014, classé dans 4G LTE,Innovation / R&D,MWC14,Société en réseau   |   Aucun commentaire »
Zero Site

Zero Site

Quoi de plus banal qu’un lampadaire ? Et pourtant, il pourrait révolutionner la vie urbaine. Les artisans de ce bouleversement sont Ericsson et Philips : la rencontre d’un poids lourds des télécoms et d’un poids lourd du secteur du grand public. L’idée derrière ce projet est double : d’une part, réduire et et optimiser la consommation électrique de ce mobilier public ; d’autre part, se servir de son omniprésence pour densifier le réseau d’accès radio. C’est le « Zero Site », ainsi que le désigne Hans Vestberg, le P-DG d’Ericsson.

À un moment où le trafic des mobiles explose et l’urbanisation dans le monde grossit à la vitesse moyenne de 7.500 personnes par heure, la réponse aux besoins de communication passe par un réseau capable d’accueillir toujours plus d’utilisateurs simultanément. Or, la radio étant, par essence, un média partagé, le nombre maximum d’utilisateur par cellule est limité. D’où l’idée de multiplier les petites cellules (Smart Cells). Encore faut-il installer le plus discrètement possible les antennes et le modem radio. Le lampadaire répond exactement à ces conditions puisqu’il est partout et qu’il est électriquement alimenté.

Évidement, le design de ces futurs lampadaires seront adaptés pour accueillir ces équipements. Une source d’inspiration pour les architectes urbains et les premiers prototypes se trouvent aux MWC 2014.

Mais ainsi transformé, ce nouveau mobilier urbain n’a rempli que la moitié de son rôle. Pour l’assumer entièrement, Philips a remplacé les traditionnelles ampoules par des LED, qui selon l’industriel, économisent 50 à 70% de l’énergie. Si l’on ajoute une gestion intelligent de l’éclairage, par exemple celle préconisée par le Climate Group dans 12 des plus grandes villes du monde, ce gain peut grimper à 80%. Enfin, cerise sur le gâteau, l’éclairage par LED semble massivement apprécié par les habitants qui se sentent plus en sécurité et estiment l’éclairage améliorée.

Le réseau au service… des services

Par Jean-Pierre Soulès, le mercredi 27 février 2013, classé dans Réseaux mobiles,Services,Société en réseau   |   Aucun commentaire »

Le réseau se doit d’être plus “flexible” et répondre dynamiquement aux besoins des opérateurs, donc de leurs clients, donc de l’utilisation final.

S’il y a une annonce qui illustre parfaitement la transformation des réseaux, c’est bien celle d’Ericsson sur le Service Provider SDN. Bien sûr, ce nouveau concept échappera totalement aux utilisateurs, dont ils jouiront des bénéfices qu’il apporte et qu’ils trouveront…. tout naturels.
Pour répondre à la multiplicité des usages et des services actuels (vidéo, réseaux sociaux, téléconférences, etc.), le réseau se doit d’être plus “flexible” et répondre dynamiquement aux besoins des opérateurs, donc de leurs clients, donc de l’utilisation final.
En fait, le Service Provider SDN est le descendant d’un concept introduit il y a quelques années dans le cœur du réseau IP : l’IMS (IP Multimedia SubSystem). Il visait deux objectifs. D’une part, le raccordement à ce cœur de tous les réseaux d’accès (IP, mobiles, RTC, etc.). D’autre part, découpler la partie contrôle des accès de la partie plan de contrôle (l’intelligence). Au-dessus, on trouvait les services. Mais ce modèle, fonctionnant essentiellement sur le protocole SIP (Session Initiative Protocole), était surtout destiné à la voix et restait assez statique. Or aujourd’hui, les données prédominent et de nouveaux usages sont apparus.
Depuis, deux technologies se sont imposées. Elles apportent la souplesse nécessaire aux nouveaux usages : la virtualisation et le Cloud. Désormais, il est possible de placer la partie intelligente dans le Cloud et de virtualiser les équipements, tels que le SSR (Smart Service Routers). Un protocole dérivé d’Open Flow permet de véhiculer les dialogues entre cette partie intelligente et les équipements. D’où de meilleures flexibilité et temps de réaction. En résumé, il s’agit de faire au niveau des services ce que des protocoles tels que OSPF (Open Shortest Path First) ou BGP (Border Gateway Protocol) réalisent au niveau de IP : adapter immédiatement le réseau aux modifications (ajout ou retrait de routeurs par exemple). OpenFlow le fait au niveau des services. Résultat, avec Service Provideur SDN les opérateurs peuvent mettre en oeuvre plus rapidement des nouveaux services et des API (Application Programm Interface) offrent la possibilité à des réseaux tels que ceux de Google ou Facebook de créer ou de modifier plus facilement leurs services.

Le monde du mobile ne connaît pas la crise

Par Jean-Pierre Soulès, le mardi 26 février 2013, classé dans Non classé   |   Aucun commentaire »

Côté industriels, Ericsson reste le numéro un.

À voir le monde qui se presse au MWC 2013, on se dit que le monde du mobile ne connaît pas la crise. Le nombre d’exposants a légèrement augmenté : environ 1.700, représentant 64 pays, contre 1.500 en 2012. Pour accueillir tout ce monde, l’exposition s’est installée à la Fira Gran Via, un peu à l’extérieur de la ville, alors que l’an passé elle se tenait Fira Montjuic, emplacement plus central. Le nouveau site offre une surface 34% supérieure (94.000 m2 contre 70.000). En 2012, il y a eu 64.000 visiteurs. Nul doute que cette année ce chiffre sera au moins égalé, sinon dépassé (on ne le connaît pas encore, l’exposition restant ouverte jusqu’au 28 février).
Outre la question de taille, la différence avec l’édition passée porte également sur les thèmes. En 2012, les terminaux étaient à l’honneur : à qui aurait le plus grand écran, le processeur le plus rapide. Depuis, le marché a donné son verdict. Samsung au coude à coude avec HTC l’an passé a nettement remporté la bataille. Le premier domine outrageusement, tandis que le second s’essouffle. Le seul à résister est Apple qui, comme l’an dernier, brille par son absence. Une autre absence de marque cette année : pas de stand Android, alors qu’il était tentaculaire en 2012. Sans doute les deux géants, Apple et Google, jugent-ils, inutile de s’afficher ici.
Dans les télécoms aussi, il y a eu du changement. Sur la thématique : les services monopolisent l’attention. Côté industriels, Ericsson reste le numéro un, mais, entre-temps, Huawei s’est hissé au deuxième rang, doublant NSN (Nokia Siemens Network). Alcatel Lucent tarde toujours à retrouver des couleurs. Les champions du cœur de réseau, comme Cisco ou Juniper, sont là, mais jouent la sobriété. Les fondeurs, Qualcomm et Intel en tête, sont évidemment présents, puisque les terminaux ne sont plus ces objets passifs qu’étaient les premiers téléphones mobiles, mais deviennent un maillon essentiel de la chaîne et le processseur le cœur du système. Le m-Commerce poursuit sa percée.
Les opérateurs sont évidemment chez eux. Cependant, Orange s’est fait discret et ni Bouygues Télécom ni SFR n’ont planté leur tente. La France était représentée par environ 180 exposants.

Les mobiles marchent sur les plates-bandes des satellites

Par Jean-Pierre Soulès, le , classé dans 4G LTE,Haut Débit,Innovation / R&D,Réseaux mobiles   |   Aucun commentaire »

Les fréquences des satellites peuvent être utilisées pour les réseaux mobiles.

Il n’y a pas que les énergies fossiles qui s’épuisent. Le spectre des fréquences, ressource rare, n’est pas non plus infini. Avec l’explosion du trafic, engendré notamment par les smartphones et autres tablettes, les opérateurs recherchent toujours de nouvelles fréquences pour augmenter la capacité de leurs réseaux. Les progrès des algorithmes de compression, comme l’arrivée prochaine du H265, en cours de normalisation, qui permet d’économiser jusqu’à 30% de bande passante, ne suffit pas. Il faut trouver de “l’oxygène”.

D’où l’idée de récupérer d’autres bandes de fréquences, comme la bande L, réservée aux satellites, mais incomplètement utilisée entre les fréquences 1452 et 1492 MHz, soit un ballon d’oxygène d’une quarantaine de MHz. Cette ressource supplémentaire sera utilisée dans le sens “descendant” (de la station de base jusqu’au terminal). En effet, selon Orange, dans les nouveaux usages des terminaux modernes, le trafic est asymétrique, surtout du fait de la généralisation de la vidéo : 20% du trafic est “montant” et 80% “descendant”. Or la bande L se prête particulièrement bien à ce type de trafic.

Les trois partenaires, Ericsson pour la partie infrastructure, Orange comme opérateur et Qualcomm pour la partie processeurs des terminaux, ont réalisé en 2012 une expérimentation à Toulouse autorisée par l’ARCEP, le régulateur en France, à titre de test.
L’idée est d’associer des fréquences de bandes différentes pour constituer un flux offrant une plus grande bande passante. Une possibilité permise par les technologies 3G+ et LTE. La station de base émet donc sur plusieurs fréquences non contiguës et c’est au processeur du terminal de remettre de l’ordre dans tout ça et de présenter à l’utilisateur un flux continu de qualité. Il n’a évidemment pas à se soucier par quelles bandes sont arrivés les paquets.

Reste que ces 40 MHz seront à partager dans les différents pays entre les opérateurs de réseaux lorsque le régulateur aura donné son feu vert. Cependant, les expérimentateurs estiment que ce rab de fréquences permettra de doubler la capacité dans le sens descendant. C’est ce qu’ils ont constaté dans le test de Toulouse en utilisant 5 MHz dans la bande 3G+ et 5 MHz dans la bande L.

Une bouffée particulièrement bienvenue, mais jusque quand ?



Découvrez cette expérimentation, qui est une première mondiale, en vidéo :

La cité du futur

Cela ne relève pas tellement de l’utopie futuriste. Toutes les technologies existent déjà.

Tout au fond du Hall 3, la GSMA (GSM Association) a concentré une panoplie de services urbains rendus possible par les réseaux pour mobiles : c’est la Connected City.

On y trouve une mairie avec ses services publics, un hôtel, des taxis, etc. Les échoppes sont tenues par les fournisseurs de solutions. Quelques exemples. Ericsson démontre la gestion des incidents et accidents pouvant affecter une grosse ville. Un camion citerne prend feu. Aussitôt, le centre de gestion peut évaluer la situation en se branchant sur les caméras de surveillance du quartier. Mieux, il alerte les pompiers et les hôpitaux du quartier. En cas d’accident ou de bouchon, les automobilistes circulant dans les alentours peuvent être prévenus, grâce au système de géolocalisation, qu’il vaut mieux éviter le quartier. Même chose en cas de travaux, d’innondations, etc. Si le feu se déclare dans un immeuble, les voisins sont invités à fermer leurs fenêtres et à se calfeutrer chez eux.

Deutsch Telecom et SAP illustrent la gestion d’un port comme Hambourg. À l’approche du port, le chauffeur du poids lourd est averti de l’état de la circulation et des itinéraires lui sont suggérés. On lui indique également les terminaux où il doit charger ou décharger sa marchandise. S’il doit attendre, on lui indique les parkings disponibles et où il y a de la place. Il est également prévenu des incidents qui affectent la zone portuaire (encombrements, panne d’une grue,etc.).

Pour sa part AT&T a reconstitué la maison du futur entièrement domotisée. Si l’habitant est à l’extérieur et qu’il se souvient qu’il a oublié d’éteindre la télé, il peut le faire à distance. S’il rentre la nuit, il lui est possible de fermer les volets, d’éteindre toutes les lumières et allumer celle du perron. La nuit, un bruit le réveille. Il peut actionner les caméras de la maison, dont celle braquée sur la porte d’entrée, et s’apercevoir que le chat du voisin a élu domicile sur son paillasson. Il est même possible de surveiller la grand-mère de 90 ans qui ne donne plus de vie, allumer la caméra installée chez elle et constater qu’elle s’est endormie dans son fauteuil devant sa télé allumée. Rassuré, le fils ou le petit-fils éteint l’appareil.
Un cycliste, sur Hometrainer, s’entraîne et ses données physiologiques (pulsations cardiaques, puissance développée) et géographiques (vitesse, distance parcourue) sont transmises en temps réel à l’équipe médicale qui peut être distante. Le GSMA prévoit de réaliser cette démo en grandeur réelle lors du Grand Tour qui reliera Bruxelles à Barcelone (2.100 km) début septembre prochain.

Ce ne sont que quelques cas. De nombreux industriels participent à la cité du futur, dont Korean Telecom, Telenor, Accenture, Intel, etc.
En fait, cela ne relève pas tellement de l’utopie futuriste. Toutes les technologies existent déjà. Il “suffit” que les collectivités et les citoyens les mettre en oeuvre. Mais ça, c’est une autre histoire, sans doute plus complexe que la technique elle-même.

Franck Bouétard, Président d’Ericsson France: « L’heure est aujourd’hui plus aux services qu’au réseau »

Par Jean-Pierre Soulès, le lundi 25 février 2013, classé dans 4G LTE,Haut Débit,Réseaux mobiles,Stratégie   |   Aucun commentaire »

« Nous avons plus que doublé notre chiffre d’affaires entre 2009 et 2012 et nous sommes passés de 700 à 1400 personnes » déclare Franck Bouétard.

Selon vous, quelle est le principale différence entre le MWC2013 et la version 2012 ?

L’an dernier encore, nous étions très orientés réseau. Aujourd’hui, nous mettons plus l’accent sur les services, pour aider les opérateurs à  les créer et à les gérer. Cette stratégie est illustrée par quelques unes de nos annonces. Par exemple, celle relative au Mobile Order Management destiné à permettre aux opérateurs de les proposer plus vite à leurs clients. Autre exemple, Experience Centric Management Services vise à mesurer de bout en bout la qualité des services fournis jusqu’à l’utilisateur final. Cela suppose évidemment une adaptation du réseau pour qu’il soit plus dynamique, plus réactif. Cette transformation passe notamment par une nouvelle architecture fondée sur le Service Provider SDN (Self Defined Network), avec une infrastructure virtualisée, donc plus flexible et basée sur le Cloud.

Y a-t-il des innovations  technologiques?

Avant de développer une nouvelle technologie radio, mieux vaut améliorer et tirer le meilleur parti de celles qui existent déjà et dont nous n’avons pas encore exploité toutes les possibilités. Par exemple, nous annonçons l’antenne Air 32. Elle est multifréquences, multi-technologies et intègre une station de base. Il y a aussi l’intégration du Wi-Fi dans le réseau, avec Wi-Fi Gateway, qui est la poursuite du Wi-Fi Offload annoncé l’an dernier. Cette fois, le Wi-Fi n’est plus une pièce rapportée, mais il fait partie du réseau. Dans une petite cellule, c’est le réseau qui choisira la technologie la mieux adaptée au type de trafic. Ainsi, la 2G suffira pour la voix, la 3G pour des données et le Wi-Fi pour de lourds transferts ou la vidéo. De cette manière, les ressources sont mieux utilisées.

Mais ne parlez -vous pas de 5G ?

Entre la 2G et la 3G, il y eu un saut technologique, tout comme entre la 3G et la 4G. Mais pour la 5G, ce n’est pas le cas. Il s’agit plutôt, là encore, de mieux utiliser les ressources existantes. Dans les grandes lignes, plutôt que d’ouvrir une macro cellule LTE, mieux vaut construire des micro cellules, chacune adaptée à une technologie, et la station de base opte pour la mieux adaptée à l’usage (2G, 3G, LTE, …).

Quid du Broadcast LTE ?

L’objectif est d’utiliser le réseau LTE pour diffuser des programmes vidéo via LTE. L’opérateur réserve une partie de la bande passante pour, par exemple, quelques programmes de TV en mode Broadcast et l’autre partie reste en mode Unicast pour le trafic classique : voix, données, etc. Cela permet notamment de diffuser des événements locaux sans déployer une lourde infrastructure. L’opérateur peut changer à sa guise l’utilisation de la cellule en fonction ses besoins.

Ericsson France a fait dernièrement plusieurs acquisitions. Quel est leur but ?

En 2011, nous avons acquis Tridge Group, une SSII française spécialisée dans les systèmes de facturation télécoms, pour nous renforcer dans le BSS (Business Support System). En 2012, ce fut  la division Services Diffuseurs de Contenu de Technicolor. Une démarche logique dans la mesure ou télécoms et télévision sont de plus en plus étroitement liées. Elle entre dans notre stratégie de services managés, cette fois côté diffuseurs. Enfin, nous allons intégrer l’activité télécoms de la SSII Devoteam.  Il s’agit de nous renforcer dans la fusion de plus en plus étroite entre les télécoms et l’IT dans les systèmes opérateurs. De plus, cette activité nous permet d’être plus présents dans l’Ouest de la France et, par conséquent, d’étendre notre couverture.

Donc tout va bien pour Ericsson France?

Nous avions un certain retard sur le marché français, mais nous le comblons. Ainsi, nous avons plus que doublé notre chiffre d’affaires entre 2009 et 2012 et nous sommes passés de 700 à 1400 personnes, tant par croissance organique que par croissance externe.

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