Ericsson publie ses résultats pour le 3ème trimestre 2017

Par Corinne Muller, le vendredi 20 octobre 2017, classé dans Stratégie   |   Comments (0)

Commentaires de Börje Ekholm, Président et CEO d’Ericsson

Nous poursuivons les objectifs de notre stratégie recentrée et, bien qu’il reste encore un long chemin à parcourir, nous observons des améliorations encourageantes de nos performances, malgré un marché où les défis ne manquent pas. L’activité Réseaux montre une légère croissance du chiffre d’affaires, d’une année sur l’autre, ajustée en fonction du taux de change et d’un contrat de services managés revu en Amérique du Nord. La marge opérationnelle ajustée (1) pour le segment Réseaux est à 11 %. Bien que l’activité IT & Cloud continue d’enregistrer des pertes, nous constatons une stabilité accrue dans les roadmaps produits et les projets.

Les conditions générales du marché demeurent difficiles. Le chiffre d’affaires ajusté aux unités comparables et au taux de change enregistre une baisse de 3 % comparé au 3ème trimestre 2016. En Amérique du Nord, le chiffre d’affaires ajusté aux fins d’éléments comparatifs et avec le contrat de services managés est resté stable. Nous constatons également un retour de la croissance dans plusieurs pays, les opérateurs augmentant leurs investissements dans les capacités réseaux. Le chiffre d’affaires en Chine continentale a décliné, alors que le marché connaît une normalisation faisant suite à une période de déploiements significatifs de la 4G, représentant plus de 60 % du volume 4G global de l’industrie. Nous sommes parvenus à augmenter nos parts de marché LTE en Chine continentale afin de positionner Ericsson dans la 5G. Cela aura toutefois un effet dilutif sur la marge brute en Chine continentale au 4e trimestre 2017. Notre ambition demeure toutefois inchangée : continuer à délivrer, dans les Réseaux, une marge opérationnelle ajustée à deux chiffres au 4e trimestre 2017.

Le résultat d’exploitation publié est négatif au cours du trimestre, en s’établissant à -4,8 (0,3) milliards de SEK, alors que le résultat d’exploitation, ajusté pour restructuration, provisions additionnelles et ajustements, ainsi qu’un gain généré par la cession de l’activité modules de puissance, s’est établi à 0,0 (1,6) milliard de SEK. Le résultat d’exploitation a été impacté négativement par un amortissement plus important que la capitalisation des frais de développement, et une reconnaissance plus importante que les reports des coûts de matériel, s’établissant à -1,5 (0,5) milliard de SEK. Tel que stipulé dans les résultats du 2e trimestre, nous avons réduit la capitalisation des frais de développement et les reports des coûts de matériel, en raison de changements dans les technologies et le portefeuille de produits.

Comme précisé dans les résultats du 2e trimestre, nous avons identifié un risque accru de nouveaux ajustements du marché et de projets clients, en prenant en compte l’environnement actuel du marché et notre stratégie recentrée. Au total, l’impact négatif sur les résultats a été estimé à 3-5 milliards de SEK jusqu’à mi-2018. Au cours du trimestre, des coûts de 2,3 milliards de SEK ont impacté le résultat, avec un effet limité sur la trésorerie. Compte tenu de la visibilité actuelle, nous pensons être dans la partie haute de la fourchette d’estimation des risques.

Les charges de restructuration, au cours du trimestre, s’établissent à -2,8 milliards de SEK, y compris une réduction de valeur (write-down) de -1,6 milliard de SEK relative à nos centres ICT globaux, dans la mesure où la rapidité des développements technologiques nous permet de consolider les activités d’essais sur les deux centres restants. Sur l’ensemble de l’année 2017, nous nous attendons à ce que les charges de restructuration se situent approximativement à 9-10 milliards de SEK. Au cours du trimestre, nous avons accéléré les mesures en matière de coûts et d’efficacité, qui sont des éléments clés de notre stratégie. Des mesures visant à réduire les effectifs ont été initiées sur de nombreux marchés. Au cours du trimestre, nous avons enregistré une réduction nette de 3 000 employés, malgré 1 100 nouvelles embauches dans le R&D. Nous tablons sur des améliorations dans l’efficacité afin de bénéficier d’une accélération au cours du 4e trimestre, de manière à atteindre un effet annualisé d’au moins 10 milliards de SEK d’ici à la mi-2018.

Le chiffre d’affaires Réseaux est en hausse, ajusté pour le taux de change, et en fonction du contrat de services managés recentré en Amérique du Nord. Un chiffre d’affaires supérieur dans les capacités matériel, et un portefeuille de produits plus compétitif, se sont traduits par une (1) marge opérationnelle ajustée de 11 % (9 %). Le portefeuille Ericsson Radio System, représentant 55 % du volume radio total depuis le début de l’année, s’avère compétitif, et contribue à la fois à une amélioration des bénéfices et à une position marché plus forte.

Nous poursuivons par ailleurs le travail de focalisation sur les services managés, ainsi que la révision des contrats sous-performants. A ce jour, nous avons annulé, renégocié ou aménagé treize contrats sur quarante-deux, se traduisant par une amélioration annualisée des profits de 0,4 milliard de SEK.

Dans le segment IT & Cloud, le chiffre d’affaires a décliné au cours du trimestre. L’augmentation des pertes, d’un trimestre sur l’autre, est en grande partie le résultat d’un amortissement plus important que la capitalisation des dépenses de développement, s’établissant à -0,7 (0,4) milliard de SEK.

Notre plan de redressement s’appuie sur la stabilité, la profitabilité et la croissance. Le focus initial a porté sur la stabilisation des feuilles de route produits et des contrats les plus délicats. Notre progression au cours du trimestre s’avère satisfaisante. Pour autant, assurer la fourniture des grands projets de transformation impose une pression notoire sur la marge brute à court terme.

L’activité IT & Cloud revêt une importance stratégique dans la mesure où nos clients se préparent à la 5G, procéderont à la numérisation de leurs opérations, et investiront dans une future architecture réseau basée sur une définition logicielle.
Nous élargissons désormais notre focus afin d’améliorer notre profitabilité par le biais d’une efficacité accrue dans la fourniture de services. Nous allons également ajuster et faire évoluer la partie logicielle du business mix, et augmenter le niveau des services de pré-intégration, ce qui se traduira par une marge brute supérieure, mais à un chiffre d’affaires revu à la baisse dans les services. Les effets positifs sur la marge brute sont attendus en 2018.

Si les ventes de produits traditionnels diminuent, il existe une bonne dynamique en faveur de notre nouveau portefeuille média, avec plusieurs succès importants enregistrés au cours du trimestre. Nous avons accéléré nos mesures d’efficacité et nous poursuivons des opportunités stratégiques pour l’activité média.

La gestion de trésorerie demeure une priorité absolue. Les flux de trésorerie disponibles (2) s’établissent à -0,5 (-5,0) milliard de SEK au cours du trimestre, en raison des réductions dans le fonds de roulement, et à des investissements moins importants. Notre situation nette de trésorerie demeure solide, à hauteur de 24,1 milliards de SEK.

Notre engagement sur notre stratégie recentrée reste total. Nous continuons d’investir pour assurer notre leadership technologique et depuis le début de l’année nous avons recruté plus de 1 000 nouveaux collaborateurs dans la R&D de l’activité Réseaux.

Nos clients donnent des retours positifs sur notre stratégie à long terme, mais aussi sur notre portefeuille produits actuel, prêt pour la 5G.

Börje Ekholm
Président et CEO

 

Pour consulter le rapport complet en pdf (en anglais)

(1) Ajusté : les chiffres sont ajustés pour charges de restructuration et pour certains autres postes affectant la comparabilité des résultats en 2017.
(2) Flux de trésorerie disponibles (free cash-flow) : trésorerie générée par les activités d’exploitation, déduction faite des dépenses nettes en capital et autres investissements. Cf. les APM figurant à la fin du rapport.

 

À propos de Corinne Muller


Corinne Muller est Directrice de la Communication d'Ericsson France. Diplômée de l'Université Paris Sorbonne, elle occupe les postes de Directrice de la Communication de Compaq puis de Chronopost, avant d'intégrer Ericsson à ce même poste en 2011.

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