Ericsson publie ses résultats pour le 4ème trimestre et l’année 2016

Par Corinne Muller, le jeudi 26 janvier 2017, classé dans Stratégie   |   Comments (0)

249x140_eng_q4_2016Commentaires de Börje Ekholm, Président et CEO d’Ericsson

Les tendances négatives du secteur ont persisté au quatrième trimestre. Mais les ventes ont été positivement impactées par des taux de change favorables et par des livraisons de matériel initialement prévues pour le 1er trimestre 2017. La rentabilité a diminué par rapport à l’an dernier sous l’effet de la baisse des recettes des licences des droits de propriété intellectuelle, due principalement à l’accord passé l’année dernière avec Apple, ainsi qu’à la hausse des charges de restructuration. Le flux de trésorerie des activités opérationnelles au quatrième trimestre est de 19,4 milliards de SEK, soutenu par la diminution des actifs d’exploitation.

 

Point sur l’activité

Les ventes du groupe ont reculé de 11 % par rapport au 4ème trimestre 2015, principalement à cause d’une diminution de 5,5 milliards de SEK des recettes des licences des droits de propriété intellectuelle. Pour l’ensemble de l’année, ces recettes sont de 10,0 (contre 14,4) milliards de SEK.

En 2016, plusieurs marchés dans des régions comme l’Amérique latine, le Moyen-Orient et l’Afrique ont subi les effets d’un contexte macroéconomique atone qui s’est répercuté sur les investissements dans le haut débit mobile. La situation tendancielle du marché est restée atone au quatrième trimestre, avec même une dégradation en Amérique latine. Par contre, des livraisons de matériel initialement prévues au premier trimestre 2017 ont été effectuées à la demande des clients, avec un impact positif sur les ventes au quatrième trimestre. Combinées à la dépréciation de la couronne suédoise face au dollar US, elles expliquent l’augmentation des ventes plus importante que prévue dans le haut débit mobile.

Les ventes de l’activité Réseau ont progressé de 39 % au cours du trimestre. La nouvelle plate-forme radio Ericsson Radio System (ERS) représente près de 15 % des unités radio livrées en 2016 et son déploiement s’accélère progressivement.

Les ventes de la BU Services ont reculé de 4 % par rapport à l’an dernier, principalement à cause de la réduction du contenu d’un contrat de services managés en Amérique du Nord.

Les ventes de la BU Support Solutions ont diminué de 39 % par rapport à la même période l’an dernier, essentiellement en raison de la baisse des recettes des licences des droits de propriété intellectuelle. Quant aux ventes de la BU TV & Media, elles ont été moins bonnes que prévu à cause du déclin rapide des anciens produits.

Les ventes dans les domaines d’activités ciblés ont décliné de 7 % par rapport à l’an dernier, principalement du fait de la chute des ventes de solutions OSS et BSS consécutive au passage des anciens produits aux nouveaux. Nous sommes en train de mobiliser des ressources pour nos projets de transformation digitale, afin d’être en mesure de procéder à d’importants déploiements en 2017. Les ventes globales de l’année pour les domaines d’activités ciblés ont stagné, ne dépassant pas 20 % des ventes du groupe en 2016.

Les tendances du secteur à ce jour et les ventes du mix d’activités actuel de couverture réseau et de capacité devraient dominer en 2017. Lors de la réunion d’information des investisseurs en novembre dernier, nous avons présenté notre estimation du marché des équipements RAN (Radio Access Network) en dollars US : un déclin de 10 % à 15 % en 2016 et de 2 % à 6 % en 2017.

Le niveau de référence de l’actuel portefeuille de contrats de licences des droits de propriété intellectuelle est d’environ 7 milliards de SEK sur une base annuelle. La multiplication du nombre de smartphones, des accords avec les fabricants de téléphones sans licence et des licences IoT conditionnera les possibilités de croissance dans le futur.

 

Rentabilité

Le résultat d’exploitation a diminué au cours du trimestre pour s’établir à 0,3 milliard de SEK (contre 11,0), principalement à cause du recul des recettes de licence des droits de propriété intellectuelle, de la hausse des charges de restructuration et de la baisse de la marge brute.

Le programme de réduction des coûts et d’amélioration de l’efficacité lancé en novembre 2014 se poursuit pour atteindre l’objectif d’un montant annuel prévisionnel des dépenses d’exploitation de 53 milliards de SEK (hors charges de restructuration) d’ici le second semestre 2017. Les dépenses d’exploitation totales de l’année, hors charges de restructuration, s’élèvent à 56,4 milliards de SEK, soit une réduction de 5 milliards de SEK pour l’année. La réduction a été plus rapide que prévue au cours du trimestre, provoquant la concentration en début de période des charges de restructuration. Avec les plans actuels, nous anticipons des charges de restructuration d’environ 3 milliards de SEK pour 2017.

 

Flux de trésorerie

Le flux de trésorerie des activités opérationnelles au quatrième trimestre est de 19,4 milliards de SEK. Il résulte principalement de la diminution des actifs d’exploitation. Pour l’ensemble de l’année, le flux de trésorerie des activités d’exploitation s’élève à 14,0 milliards de SEK. La trésorerie nette à la fin du trimestre était de 31,2 milliards de SEK.

Le conseil d’administration proposera un dividende de 1,00 SEK (contre 3,70) par action à l’assemblée générale annuelle. Il pense qu’il est prudent de fixer le niveau des dividendes en fonction du résultat 2016 (corrigé des charges de restructuration) et des perspectives actuelles du marché. Toutefois, il se dit confiant dans la capacité des mesures en cours d’améliorer les performances financières d’Ericsson et ambitionne d’augmenter à terme le dividende à mesure que les performances s’amélioreront.

 

Les priorités pour demain

Nous sommes, à l’instar de nos clients, confrontés à une période de mutations rapides. Cela nous oblige à revoir nos priorités pour l’orientation future de l’entreprise. Ce travail a été engagé avec la participation d’équipes clés du groupe, afin de garantir la qualité des décisions et la rapidité de mise en œuvre une fois que les décisions sont prises. L’accent sera mis sur la nécessité d’affiner la stratégie afin de concentrer les investissements dans les domaines où nous pouvons et devons gagner. Pour reprendre les mots du célèbre joueur de hockey sur glace Wayne Gretzky, « nous allons nous appliquer à patiner là où le palet se trouve et non là où il s’est trouvé ».

À brève échéance, la stabilité sera cruciale pour asseoir la croissance future sur des bases solides. Cela suppose de donner à la rentabilité la priorité sur la croissance, mais aussi de continuer à nous appliquer à améliorer l’efficacité et l’efficience dans toutes nos activités. Cela peut et doit nous permettre de rester à l’avant-garde du développement technologique, en mettant à profit les atouts conjugués de nos produits, services et solutions.

 

Pour consulter le rapport complet en pdf

À propos de Corinne Muller


Corinne Muller est Directrice de la Communication d'Ericsson France. Diplômée de l'Université Paris Sorbonne, elle occupe les postes de Directrice de la Communication de Compaq puis de Chronopost, avant d'intégrer Ericsson à ce même poste en 2011.

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