Villes connectées : Paris en 4ème position dans le classement Ericsson 2016

Par Viktor Arvidsson, le lundi 20 juin 2016, classé dans 5G,IOT,Réseaux mobiles,Société en réseau

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Stockholm devance Londres, Singapour, Paris et Copenhague dans l’édition 2016 du classement Networked Society City Index 2016.

Barcelone, Istanbul et Djakarta progressent de façon significative, tandis que Hong Kong, Moscou et Dubaï reculent.

L’index mesure la performance de 41 métropoles urbaines du monde par rapport à deux critères : le développement urbain durable et la maturité des TIC(1).

Index Ericsson

S’agissant du développement urbain durable, Stockholm arrive en tête, suivie de près par Copenhague, Helsinki et Paris. Pour ce qui concerne les TIC, c’est Londres qui prend la première place, devant Stockholm qui recule à la 2e place, suivie de Singapour (3ème) et de Paris (4ème), au coude à coude.

Comparé à Singapour, Paris dispose d’une meilleure connectivité internationale et d’une avance dans le domaine des paiements électroniques.

Parmi les villes qui ont nettement progressé dans le classement 2016 par rapport à 2014, on note Barcelone, Istanbul et Djakarta. Par contre, Hong Kong, Moscou et Dubaï ont cédé du terrain.

Globalement, les villes où les TIC ont un niveau relativement faible de maturité évoluent plus vite dans ce domaine que celles qui ont un niveau élevé de maturité, ce qui témoigne d’un effet de rattrapage.

 

 

Autres points saillants du Networked Society City Index 2016 :

  • On observe une corrélation positive entre le développement socio-économique et une maturité plus grande des TIC.
  • Non seulement les TIC sont critiques pour le progrès socioéconomique, mais elles peuvent aider à dissocier ce progrès d’une aggravation de l’empreinte environnementale, au profit d’un développement plus durable.
  • Un urbanisme intelligent sera critique pour atteindre plusieurs des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Les villes joueront par exemple un rôle crucial dans la promotion de l’action en faveur du climat, la réduction de la pauvreté, l’amélioration de la santé et de l’éducation, l’inclusion sociale et financière.
  • Plusieurs actions sont primordiales pour que les villes poursuivent leurs efforts au-delà du stade actuel de ville intelligente et deviennent plus durables : inclusion des TIC en tant qu’infrastructures de base dans les plans d’investissement ; création de cadres réglementaires encourageant l’adoption des TIC ; approches holistiques de l’intégration des TIC dans la planification de divers secteurs, tels que les transports, l’énergie et la sécurité publique ; collaboration entre les villes.

« Selon les estimations d’UN-Habitat, 70 % de la population mondiale vivra en zone urbaine à l’horizon 2050. Jusqu’à présent, beaucoup d’initiatives de villes intelligentes ont surtout utilisé les TIC pour optimiser les systèmes et les comportements existants, comme dans le cas des transports intelligents.
Or, les viIles doivent repenser les structures existantes et exploiter pleinement le potentiel offert par les TIC pour s’assurer que cette « intelligence » est durable. La future ville de la société en réseau se caractérise par la résilience, la collaboration, la participation et la mobilité indispensables pour rendre nos villes attractives, durables et dynamiques », affirme Erik Kruse, directeur du Networked Society Lab d’Ericsson.

 

1) La maturité des TIC et le développement urbain durable comportent trois dimensions. Dans le cas des TIC, il s’agit des infrastructures, de l’accessibilité financière et du taux d’utilisation. Le développement urbain durable est, quant à lui, basé sur le triple bilan (Triple Bottom Line) : viabilité sociale, économique et environnementale.

À propos de Viktor Arvidsson


Viktor Arvidsson est Directeur de la Stratégie et des Affaires Réglementaires d’Ericsson France et du compte global France Telecom, depuis décembre 2009. A ce titre, son rôle est d’assurer une croissance continue des résultats d’Ericsson France dans le cadre des objectifs stratégiques de l’entreprise ainsi que l’adéquation des offres aux besoins moyen et long terme de ses clients. Il a également sous sa responsabilité les Affaires Réglementaires qui englobent les relations avec les autorités de régulation et les administrations de tutelle. Agé de 40 ans, titulaire du MBA de l’INSEAD et de Télécom Paris, Viktor Arvidsson a rejoint en 2000 Ericsson France comme responsable de l’ingénierie radio avant d’évoluer en tant que Directeur Marketing, puis Directeur de la Stratégie et du Business Development au sein du compte global France Telecom. Il a auparavant débuté sa carrière comme ingénieur radio, puis chef de projet technique, chez Bouygues Telecom en 1996.