Le réseau au service… des services

Par Jean-Pierre Soulès, le mercredi 27 février 2013, classé dans Réseaux mobiles,Services,Société en réseau

Le réseau se doit d’être plus “flexible” et répondre dynamiquement aux besoins des opérateurs, donc de leurs clients, donc de l’utilisation final.

S’il y a une annonce qui illustre parfaitement la transformation des réseaux, c’est bien celle d’Ericsson sur le Service Provider SDN. Bien sûr, ce nouveau concept échappera totalement aux utilisateurs, dont ils jouiront des bénéfices qu’il apporte et qu’ils trouveront…. tout naturels.
Pour répondre à la multiplicité des usages et des services actuels (vidéo, réseaux sociaux, téléconférences, etc.), le réseau se doit d’être plus “flexible” et répondre dynamiquement aux besoins des opérateurs, donc de leurs clients, donc de l’utilisation final.
En fait, le Service Provider SDN est le descendant d’un concept introduit il y a quelques années dans le cœur du réseau IP : l’IMS (IP Multimedia SubSystem). Il visait deux objectifs. D’une part, le raccordement à ce cœur de tous les réseaux d’accès (IP, mobiles, RTC, etc.). D’autre part, découpler la partie contrôle des accès de la partie plan de contrôle (l’intelligence). Au-dessus, on trouvait les services. Mais ce modèle, fonctionnant essentiellement sur le protocole SIP (Session Initiative Protocole), était surtout destiné à la voix et restait assez statique. Or aujourd’hui, les données prédominent et de nouveaux usages sont apparus.
Depuis, deux technologies se sont imposées. Elles apportent la souplesse nécessaire aux nouveaux usages : la virtualisation et le Cloud. Désormais, il est possible de placer la partie intelligente dans le Cloud et de virtualiser les équipements, tels que le SSR (Smart Service Routers). Un protocole dérivé d’Open Flow permet de véhiculer les dialogues entre cette partie intelligente et les équipements. D’où de meilleures flexibilité et temps de réaction. En résumé, il s’agit de faire au niveau des services ce que des protocoles tels que OSPF (Open Shortest Path First) ou BGP (Border Gateway Protocol) réalisent au niveau de IP : adapter immédiatement le réseau aux modifications (ajout ou retrait de routeurs par exemple). OpenFlow le fait au niveau des services. Résultat, avec Service Provideur SDN les opérateurs peuvent mettre en oeuvre plus rapidement des nouveaux services et des API (Application Programm Interface) offrent la possibilité à des réseaux tels que ceux de Google ou Facebook de créer ou de modifier plus facilement leurs services.

Le monde du mobile ne connaît pas la crise

Par Jean-Pierre Soulès, le mardi 26 février 2013, classé dans Non classé

Côté industriels, Ericsson reste le numéro un.

À voir le monde qui se presse au MWC 2013, on se dit que le monde du mobile ne connaît pas la crise. Le nombre d’exposants a légèrement augmenté : environ 1.700, représentant 64 pays, contre 1.500 en 2012. Pour accueillir tout ce monde, l’exposition s’est installée à la Fira Gran Via, un peu à l’extérieur de la ville, alors que l’an passé elle se tenait Fira Montjuic, emplacement plus central. Le nouveau site offre une surface 34% supérieure (94.000 m2 contre 70.000). En 2012, il y a eu 64.000 visiteurs. Nul doute que cette année ce chiffre sera au moins égalé, sinon dépassé (on ne le connaît pas encore, l’exposition restant ouverte jusqu’au 28 février).
Outre la question de taille, la différence avec l’édition passée porte également sur les thèmes. En 2012, les terminaux étaient à l’honneur : à qui aurait le plus grand écran, le processeur le plus rapide. Depuis, le marché a donné son verdict. Samsung au coude à coude avec HTC l’an passé a nettement remporté la bataille. Le premier domine outrageusement, tandis que le second s’essouffle. Le seul à résister est Apple qui, comme l’an dernier, brille par son absence. Une autre absence de marque cette année : pas de stand Android, alors qu’il était tentaculaire en 2012. Sans doute les deux géants, Apple et Google, jugent-ils, inutile de s’afficher ici.
Dans les télécoms aussi, il y a eu du changement. Sur la thématique : les services monopolisent l’attention. Côté industriels, Ericsson reste le numéro un, mais, entre-temps, Huawei s’est hissé au deuxième rang, doublant NSN (Nokia Siemens Network). Alcatel Lucent tarde toujours à retrouver des couleurs. Les champions du cœur de réseau, comme Cisco ou Juniper, sont là, mais jouent la sobriété. Les fondeurs, Qualcomm et Intel en tête, sont évidemment présents, puisque les terminaux ne sont plus ces objets passifs qu’étaient les premiers téléphones mobiles, mais deviennent un maillon essentiel de la chaîne et le processseur le cœur du système. Le m-Commerce poursuit sa percée.
Les opérateurs sont évidemment chez eux. Cependant, Orange s’est fait discret et ni Bouygues Télécom ni SFR n’ont planté leur tente. La France était représentée par environ 180 exposants.

Les mobiles marchent sur les plates-bandes des satellites

Les fréquences des satellites peuvent être utilisées pour les réseaux mobiles.

Il n’y a pas que les énergies fossiles qui s’épuisent. Le spectre des fréquences, ressource rare, n’est pas non plus infini. Avec l’explosion du trafic, engendré notamment par les smartphones et autres tablettes, les opérateurs recherchent toujours de nouvelles fréquences pour augmenter la capacité de leurs réseaux. Les progrès des algorithmes de compression, comme l’arrivée prochaine du H265, en cours de normalisation, qui permet d’économiser jusqu’à 30% de bande passante, ne suffit pas. Il faut trouver de “l’oxygène”.

D’où l’idée de récupérer d’autres bandes de fréquences, comme la bande L, réservée aux satellites, mais incomplètement utilisée entre les fréquences 1452 et 1492 MHz, soit un ballon d’oxygène d’une quarantaine de MHz. Cette ressource supplémentaire sera utilisée dans le sens “descendant” (de la station de base jusqu’au terminal). En effet, selon Orange, dans les nouveaux usages des terminaux modernes, le trafic est asymétrique, surtout du fait de la généralisation de la vidéo : 20% du trafic est “montant” et 80% “descendant”. Or la bande L se prête particulièrement bien à ce type de trafic.

Les trois partenaires, Ericsson pour la partie infrastructure, Orange comme opérateur et Qualcomm pour la partie processeurs des terminaux, ont réalisé en 2012 une expérimentation à Toulouse autorisée par l’ARCEP, le régulateur en France, à titre de test.
L’idée est d’associer des fréquences de bandes différentes pour constituer un flux offrant une plus grande bande passante. Une possibilité permise par les technologies 3G+ et LTE. La station de base émet donc sur plusieurs fréquences non contiguës et c’est au processeur du terminal de remettre de l’ordre dans tout ça et de présenter à l’utilisateur un flux continu de qualité. Il n’a évidemment pas à se soucier par quelles bandes sont arrivés les paquets.

Reste que ces 40 MHz seront à partager dans les différents pays entre les opérateurs de réseaux lorsque le régulateur aura donné son feu vert. Cependant, les expérimentateurs estiment que ce rab de fréquences permettra de doubler la capacité dans le sens descendant. C’est ce qu’ils ont constaté dans le test de Toulouse en utilisant 5 MHz dans la bande 3G+ et 5 MHz dans la bande L.

Une bouffée particulièrement bienvenue, mais jusque quand ?



Découvrez cette expérimentation, qui est une première mondiale, en vidéo :

La cité du futur

Cela ne relève pas tellement de l’utopie futuriste. Toutes les technologies existent déjà.

Tout au fond du Hall 3, la GSMA (GSM Association) a concentré une panoplie de services urbains rendus possible par les réseaux pour mobiles : c’est la Connected City.

On y trouve une mairie avec ses services publics, un hôtel, des taxis, etc. Les échoppes sont tenues par les fournisseurs de solutions. Quelques exemples. Ericsson démontre la gestion des incidents et accidents pouvant affecter une grosse ville. Un camion citerne prend feu. Aussitôt, le centre de gestion peut évaluer la situation en se branchant sur les caméras de surveillance du quartier. Mieux, il alerte les pompiers et les hôpitaux du quartier. En cas d’accident ou de bouchon, les automobilistes circulant dans les alentours peuvent être prévenus, grâce au système de géolocalisation, qu’il vaut mieux éviter le quartier. Même chose en cas de travaux, d’innondations, etc. Si le feu se déclare dans un immeuble, les voisins sont invités à fermer leurs fenêtres et à se calfeutrer chez eux.

Deutsch Telecom et SAP illustrent la gestion d’un port comme Hambourg. À l’approche du port, le chauffeur du poids lourd est averti de l’état de la circulation et des itinéraires lui sont suggérés. On lui indique également les terminaux où il doit charger ou décharger sa marchandise. S’il doit attendre, on lui indique les parkings disponibles et où il y a de la place. Il est également prévenu des incidents qui affectent la zone portuaire (encombrements, panne d’une grue,etc.).

Pour sa part AT&T a reconstitué la maison du futur entièrement domotisée. Si l’habitant est à l’extérieur et qu’il se souvient qu’il a oublié d’éteindre la télé, il peut le faire à distance. S’il rentre la nuit, il lui est possible de fermer les volets, d’éteindre toutes les lumières et allumer celle du perron. La nuit, un bruit le réveille. Il peut actionner les caméras de la maison, dont celle braquée sur la porte d’entrée, et s’apercevoir que le chat du voisin a élu domicile sur son paillasson. Il est même possible de surveiller la grand-mère de 90 ans qui ne donne plus de vie, allumer la caméra installée chez elle et constater qu’elle s’est endormie dans son fauteuil devant sa télé allumée. Rassuré, le fils ou le petit-fils éteint l’appareil.
Un cycliste, sur Hometrainer, s’entraîne et ses données physiologiques (pulsations cardiaques, puissance développée) et géographiques (vitesse, distance parcourue) sont transmises en temps réel à l’équipe médicale qui peut être distante. Le GSMA prévoit de réaliser cette démo en grandeur réelle lors du Grand Tour qui reliera Bruxelles à Barcelone (2.100 km) début septembre prochain.

Ce ne sont que quelques cas. De nombreux industriels participent à la cité du futur, dont Korean Telecom, Telenor, Accenture, Intel, etc.
En fait, cela ne relève pas tellement de l’utopie futuriste. Toutes les technologies existent déjà. Il “suffit” que les collectivités et les citoyens les mettre en oeuvre. Mais ça, c’est une autre histoire, sans doute plus complexe que la technique elle-même.

Franck Bouétard, Président d’Ericsson France: « L’heure est aujourd’hui plus aux services qu’au réseau »

Par Jean-Pierre Soulès, le lundi 25 février 2013, classé dans 4G LTE,Haut Débit,Réseaux mobiles,Stratégie

« Nous avons plus que doublé notre chiffre d’affaires entre 2009 et 2012 et nous sommes passés de 700 à 1400 personnes » déclare Franck Bouétard.

Selon vous, quelle est le principale différence entre le MWC2013 et la version 2012 ?

L’an dernier encore, nous étions très orientés réseau. Aujourd’hui, nous mettons plus l’accent sur les services, pour aider les opérateurs à  les créer et à les gérer. Cette stratégie est illustrée par quelques unes de nos annonces. Par exemple, celle relative au Mobile Order Management destiné à permettre aux opérateurs de les proposer plus vite à leurs clients. Autre exemple, Experience Centric Management Services vise à mesurer de bout en bout la qualité des services fournis jusqu’à l’utilisateur final. Cela suppose évidemment une adaptation du réseau pour qu’il soit plus dynamique, plus réactif. Cette transformation passe notamment par une nouvelle architecture fondée sur le Service Provider SDN (Self Defined Network), avec une infrastructure virtualisée, donc plus flexible et basée sur le Cloud.

Y a-t-il des innovations  technologiques?

Avant de développer une nouvelle technologie radio, mieux vaut améliorer et tirer le meilleur parti de celles qui existent déjà et dont nous n’avons pas encore exploité toutes les possibilités. Par exemple, nous annonçons l’antenne Air 32. Elle est multifréquences, multi-technologies et intègre une station de base. Il y a aussi l’intégration du Wi-Fi dans le réseau, avec Wi-Fi Gateway, qui est la poursuite du Wi-Fi Offload annoncé l’an dernier. Cette fois, le Wi-Fi n’est plus une pièce rapportée, mais il fait partie du réseau. Dans une petite cellule, c’est le réseau qui choisira la technologie la mieux adaptée au type de trafic. Ainsi, la 2G suffira pour la voix, la 3G pour des données et le Wi-Fi pour de lourds transferts ou la vidéo. De cette manière, les ressources sont mieux utilisées.

Mais ne parlez -vous pas de 5G ?

Entre la 2G et la 3G, il y eu un saut technologique, tout comme entre la 3G et la 4G. Mais pour la 5G, ce n’est pas le cas. Il s’agit plutôt, là encore, de mieux utiliser les ressources existantes. Dans les grandes lignes, plutôt que d’ouvrir une macro cellule LTE, mieux vaut construire des micro cellules, chacune adaptée à une technologie, et la station de base opte pour la mieux adaptée à l’usage (2G, 3G, LTE, …).

Quid du Broadcast LTE ?

L’objectif est d’utiliser le réseau LTE pour diffuser des programmes vidéo via LTE. L’opérateur réserve une partie de la bande passante pour, par exemple, quelques programmes de TV en mode Broadcast et l’autre partie reste en mode Unicast pour le trafic classique : voix, données, etc. Cela permet notamment de diffuser des événements locaux sans déployer une lourde infrastructure. L’opérateur peut changer à sa guise l’utilisation de la cellule en fonction ses besoins.

Ericsson France a fait dernièrement plusieurs acquisitions. Quel est leur but ?

En 2011, nous avons acquis Tridge Group, une SSII française spécialisée dans les systèmes de facturation télécoms, pour nous renforcer dans le BSS (Business Support System). En 2012, ce fut  la division Services Diffuseurs de Contenu de Technicolor. Une démarche logique dans la mesure ou télécoms et télévision sont de plus en plus étroitement liées. Elle entre dans notre stratégie de services managés, cette fois côté diffuseurs. Enfin, nous allons intégrer l’activité télécoms de la SSII Devoteam.  Il s’agit de nous renforcer dans la fusion de plus en plus étroite entre les télécoms et l’IT dans les systèmes opérateurs. De plus, cette activité nous permet d’être plus présents dans l’Ouest de la France et, par conséquent, d’étendre notre couverture.

Donc tout va bien pour Ericsson France?

Nous avions un certain retard sur le marché français, mais nous le comblons. Ainsi, nous avons plus que doublé notre chiffre d’affaires entre 2009 et 2012 et nous sommes passés de 700 à 1400 personnes, tant par croissance organique que par croissance externe.

Ericsson mise sur la fertilisation croisée des technologies

« Selon Hans Vertsberg, le P-DG d’Ericsson, ce cocktail va changer le monde et notre façon de vivre. »

Plus qu’une avalanche de nouvelles technologies, la cuvée 2013 d’Ericsson au MWC de Barcelone consiste surtout à combiner ensemble les dernières technologies pour créer de nouveaux services destinés aux opérateurs, au client final, et à améliorer la qualité et les performances des réseaux.
Selon Hans Vertsberg, le P-DG d’Ericsson, ce cocktail va changer le monde et notre façon de vivre. L’une des pièces maîtresses de ce nouvel environnement réside dans les nouveautés apportées à une couche logicielle souvent passée sous silence : l’OSS (Operation Support Systel) et le BSS (Business Support System). La première est orientée réseau, facilitant son exploitation et permettant de créer plus facilement de nouveaux services. La seconde vise les clients en permettant, par exemple, aux opérateurs de définir des modèles de facturation plus riches, mieux adaptées à la diversité des services. Cela est d’autant plus nécessaire que les terminaux deviennent plus intelligents. “Fin 2013, estime Hans Vestberg, plus de 50% des mobiles vendus seront des smartphones. Or les usagers exigent des applications et des données immédiatement disponibles. Avec Internet dans notre poche, le monde réel et le monde virtuel vont se rapprocher. Les transactions en ligne vont enrichir notre quotidien, notre façon de travailler et nos loisirs.“ D’où le succès de de la 4G ou LTE (Long Term Evolution), puisque selon Hans Vestberg, il y aura plus de 100 millions d’abonnés à travers le monde. Ericsson se taille la part du lion sur ce nouveau marché : fin 2012, le constructeur revendique plus de 60 contrats commerciaux et la moitié du trafic généré par les les smartphones emprunte ses réseaux.
Il n’y a pas que les relations interpersonnelles qui soient promises à un développement rapides. Le fameux M2M (Machine-to-Machine) va lui aussi profiter de cette fertilisation croisée des technologies. Ainsi, Ericsson vient d’annoncer un accord avec SAP pour proposer une solution M2M fondée sur le Cloud en mode SaaS. Le premier apportera ses compétences côté réseau et son infrastructure ; le second sa plate-forme HANA et les services aux entreprises. Les deux commercialiseront la solution et s’allieront dans les opérations de marketing. Un exemple de rapprochement entre sociétés aux coeurs de métier à priori différents.

« La 5G selon Ericsson. »

Cependant, Ericsson n’est pas venu sans quelques bottes secrètes. Elle n’est encore qu’un concept, mais la “vitre antenne” a été exposée. Une antenne est noyée dans une vitre et par un connecteur extérieur ou même miniaturisé dans le bas de la vitre, elle est reliée à un point d’accès Wi-Fi. Les applications sont multiples, car cette solution permet de créer des micro cellules. Or il y a des vitres partout et la technique ne nécessite aucun vitrage particulier. Et comme on n’arrête pas le progrès, alors que la 4G se déploie à peine, Ericsson a fait une démonstration de … la 5G.

Découvrez le projet de fenêtre connectée « Window of Opportunity »

Ericsson offre en ce moment au Mobile World Congress à Barcelone un aperçu du projet exploratoire « Window of Opportunity », dans lequel est étudié ce qui se passe lorsque le verre ordinaire des fenêtres est connecté et sert de connecteur.

Ericsson montre comment, à l’aide d’une antenne transparente, une fenêtre ordinaire peut facilement s’intégrer au réseau haut débit mobile, améliorant la couverture intérieure et offrant une expérience mobile de grande qualité à l’intérieur des bâtiments ou à bord des transports en commun empruntés pour se rendre sur le lieu de travail. En connectant les vitres d’un bus par exemple, le bus peut servir de lieu de travail ou de divertissement. Les fenêtres peuvent servir de tableau blanc sur lequel capturer ce qu’on écrit, les mails, les notes et bien plus encore.

Les fenêtres connectées offrent un éventail de possibilités nouvelles telles que les stores automatisés, le contrôle de la ventilation et de l’éclairage par cloud computing ou d’autres services utiles aux personnes, aux entreprises et à la société. Les fenêtres connectées sont aussi l’occasion de réduire la consommation énergétique des bâtiments. Et si on leur ajoute des cellules solaires transparentes produisant de l’électricité, ces applications s’autoalimentent et fournissent l’énergie restante au réseau électrique intelligent.

Le trafic de données mobiles a doublé, le nombre d’abonnés et de smartphones est en hausse

Par Benoît Maydat, le jeudi 21 février 2013, classé dans 4G LTE,Réseaux mobiles,Société en réseau

La dernière mise à jour provisoire du Mobility Report Ericsson met en évidence une croissance rapide et continue de la connectivité.

Le rapport montre que le trafic de données a doublé entre fin 2011 et fin 2012, et a connu une hausse de 28 % les deux derniers trimestres 2012. Il a aussi montré un gain net de 140 millions d’abonnements mobiles au niveau mondial (dont 30 millions en Chine). Sur 2012, les smartphones ont représenté 40 % des nouvelles ventes de téléphones portables. Ce chiffre était de 30 % en 2011.

C’est en Europe centrale et orientale que le taux de pénétration des téléphones mobiles est le plus important avec 1.33 appareils par habitant, juste devant l’Europe de l’Ouest qui compte 1.28 portables par habitant.

Ericsson Mobility Report February 2013

Les abonnements GSM/GPRS/EDGE ont augmenté de 44 millions alors que les abonnements WCDMA/HSPA ont augmenté de 70 millions. Ces technologies réunies représentent 80 % du total des nouveaux abonnements mobiles. Le nombre d’abonnements 4G/LTE est quant à lui passé de 14 à 57 millions !

Depuis plusieurs années, Ericsson a rassemblé les données des réseaux mobiles du monde entier. Avec l’évolution vers la société en réseau, nous pensons que ces données sont devenues plus importantes que jamais dans l’aide qu’elles apportent aux décideurs qui préparent et forment le monde connecté de demain.

Cliquez ici pour consulter le rapport Ericsson Mobility.

Com4Innov, labo numérique du futur, officialise sa mise en service opérationnelle

Par Benoît Maydat, le mercredi 13 février 2013, classé dans 4G LTE,Événements,Haut Débit,Innovation / R&D,Société en réseau

Franck Bouétard, président d’Ericsson France, teste en direct la visioconférence sur la 4G avec Com4Innov à Sophia Antipolis.

Le 11 février 2013 a eu lieu l’inauguration de Com4Innov en présence de nombreux élus et de plus d’une centaine d’invités. 

Catalyseur de l’innovation sans fil pour les TPE/PME, véritable outil de développement et de test en environnement 4G/LTE/IMS et M2M (machine à machine), Com4Innov est un laboratoire « en vraie grandeur » dotés de moyens techniques les plus récents et de compétences exclusives en PACA. 

« La force de Com4Innov est de combiner la mise à disposition de technologies et de compétences avancées dans les domaines convergents et en constante évolution que sont la 4G, les services de communications enrichis, les solutions M2M et bien d’autres » commente Claude Hary – Directeur Opérationnel de l’Association Plate-forme Télécom, « avec cet environnement grandeur nature et le support de nos partenaires, les entreprises peuvent développer, prototyper et tester efficacement leurs produits et services en avance de phase ».

Fabrice Moizan, Vice-Président ventes mondiales Nvidia, Mobiles Communications et Responsable du site de Sophia Antipolis déclare :
« Com4Innov va permettre à NVIDIA d’accélérer la mise en production de ses nouveaux composants modems pour smartphones et tablettes. Nous allons pouvoir aussi optimiser la commercialisation de produits dédiés au Cloud ainsi que les services associés à la 4G tels que VoLTE ou le streaming de jeux vidéo ».

Les communications 4G/LTE (en 2,6 GHz) établies depuis les antennes situées à Sophia Antipolis ainsi que les utilisations de l’environnement M2M sont opérationnelles et atteindront un déploiement optimal avec une extension sur la région de Marseille. L’Association « Plate-forme Télécom » a également signé un partenariat avec Monaco Telecom permettant notamment, depuis juillet 2012, de conduire des tests et évaluations 4G/LTE sur le territoire monégasque.

Com4Innov est le fruit d’une initiative industrielle de mutualisation mise en place par l’Association Plate-forme Télécom dont Ericsson est membre fondateur.