Orange testera l’usage de fréquences additionnelles en mode descendant supplémentaire en partenariat avec Ericsson et Qualcomm

Par Corinne Muller, le Jeudi 28 juin 2012, classé dans Opérateurs,Réseaux mobiles   |   Comments (0)

Qualcomm

L’Arcep vient d’autoriser Orange France à lancer une expérimentation de haut débit mobile avec une liaison descendante supplémentaire dans la bande de fréquences L. L’objectif est d’évaluer les performances techniques de l’usage de fréquences additionnelles pour renforcer la capacité des réseaux 3G/UMTS et 4G/LTE quel que soit le pays ou l’opérateur concerné. Cette liaison descendante supplémentaire est une technologie prometteuse visant à améliorer les capacités réseaux 3G/UMTS et 4G/LTE en exploitant les fonctionnalités existantes des standards 3GPP qui permettent l’agrégation de fréquences dans différentes bandes. L’expérimentation aura lieu début 2013 à Toulouse.

Une initiative pour stimuler l’innovation dans les réseaux mobiles

Le 26 juin, l’Arcep a donné son accord à Orange France pour utiliser des fréquences dans la bande 1452-1492 MHz, communément appelée bande L, pour mener une expérimentation de haut débit mobile en liaison descendante. Cette expérimentation, qui réunit Orange, Ericsson et Qualcomm, vise à démontrer la performance de la technologie et à stimuler la mise sur le marché de solutions haut débit mobile au niveau mondial.

La démonstration sera conduite sur le réseau d’Orange à Toulouse au cours du premier trimestre 2013 et utilisera des stations de base d’Ericsson et des terminaux intégrant des puces Qualcomm. Les stations de base et les terminaux utiliseront une fréquence porteuse supplémentaire en bande L en liaison descendante combinée à une porteuse traditionnelle appairée en 2.1 GHz. Cette technologie s’appuiera sur les fonctionnalités existantes des standards 3GPP qui permettent l’agrégation de fréquences dans différentes bandes. La construction de ce réseau expérimental commencera fin 2012.

Les fréquences de la bande L possèdent toutes les qualités techniques requises pour absorber un trafic de données mobiles toujours plus gourmand en bande passante en voie descendante, en complément des capacités des réseaux UMTS et LTE. Elles offrent ainsi la promesse de téléchargements plus rapides et d’une expérience client encore plus fluide.

C’est pourquoi la CEPT (Conférence Européenne des Postes et Télécommunications), qui est chargée de formuler des décisions pour l’harmonisation de l’utilisation de la bande L en Europe, considère l’ouverture d’une partie du spectre de la radio numérique terrestre aux services de haut-débit mobile comme une option pertinente dans la perspective du développement croissant des usages de l’internet mobile et de l’augmentation continue des volumes de données échangées.

Le 27-29 juin prochain, la commission technique CEPT est invitée à se prononcer sur l’allocation de la bande L, aujourd’hui disponible, à la téléphonie mobile.

A l’échelle mondiale, les orientations prises par la CEPT influeront également sur les discussions et sur les travaux de la prochaine conférence CMR (Conférence Mondiale des Radiocommunications) de l’UIT-R (Union Internationale des Télécommunications – Radiocommunication) autour de l’harmonisation du spectre pour le haut débit mobile, en 2015.

À propos de Corinne Muller


Corinne Muller est Directrice de la Communication d'Ericsson France. Diplômée de l'Université Paris Sorbonne, elle occupe les postes de Directrice de la Communication de Compaq puis de Chronopost, avant d'intégrer Ericsson à ce même poste en 2011.

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