Déchiffrer les nouveaux flux de données…

Catherine Mulligan, auteur du livre The Communications Industry in the Era of Convergence, a accordé une entrevue à Ericsson Business Review

Catherine Mulligan, auteur du livre The Communications Industry in the Era of Convergence, a accordé une entrevue à Ericsson Business Review

La connectivité mobile est en train de donner naissance à une chaîne de valeur mondiale fondée sur l’information. « Cette nouvelle donne a déjà commencé à transformer le paysage économique. » affirme Catherine Mulligan, chercheur et auteur.

La plate-forme mobile est en train de s’imposer comme l’élément central des contrats pour une grande partie de l’économie mondiale et pas seulement pour le secteur des télécommunications.

« Les téléphones mobiles fournissent une masse de données extraordinaire sur la vie de leurs propriétaires. Ces appareils, qui déversent des flux de données à une cadence considérable, atteignent une masse suffisante pour que l’industrie s’y intéresse », commente dans un entretien accordé à Ericsson Business Review Catherine Mulligan, auteur du livre The Communications Industry in the Era of Convergence.

Pourquoi une nouvelle chaîne de valeur ?

La combinaison du haut débit mobile et du cloud computing est fondamentalement différente car elle permet de connecter entre eux un grand nombre d’entreprises, d’acteurs et d’individus différents. Le haut débit mobile est en train de devenir l’élément central des contrats, pas seulement pour le secteur des télécommunications, mais aussi pour une large part de l’économie mondiale. Le résultat est l’émergence d’une nouvelle chaîne de valeur autour de cette plate-forme, une chaîne qui combine des informations émanant de différentes sources pour aider les individus et les entreprises à prendre de meilleures décisions. Mais en quoi cette nouvelle plate-forme convergente diffère-t-elle de ce que l’on a connu jusqu’ici ?

L’information a toujours fait partie de notre quotidien sous de nombreuses formes. Tout récemment, dans le contexte de la mondialisation, elle est collectée en interne par les entreprises pour visualiser leurs chaînes d’approvisionnement et établir de nouveaux types de relations avec les clients.

Pourquoi une nouvelle chaîne de valeur ?

Pourquoi une nouvelle chaîne de valeur ?

Or, dans la nouvelle économie numérique émergente, plus de quatre milliards d’individus sont connectés via des téléphones mobiles et auront bientôt accès à des capacités de cloud computing. Les individus et une multitude d’appareils peuvent transmettre des données sur leur environnement à des systèmes informatiques susceptibles de traiter ces données pour en faire des informations. L’utilisateur final joue désormais un rôle important dans la nouvelle structure émergente de l’industrie de la communication : la chaîne de valeur n’existerait pas sans la contribution qu’apportent les données qu’il transmet.

De plus, on assiste dans tous les secteurs à une ouverture des systèmes grâce à des interfaces de programmation d’applications (API) ouvertes qui permettent de combiner de différentes manière des données autrefois confinées dans des solutions en silos. Un exemple simple de cette évolution est l’ouverture, grâce aux API, de données autrefois conservées par les systèmes de transport pour les combiner à des données cartographiques auparavant détenues par les organismes publics d’établissement des cartes d’état-major ainsi qu’à des données GPS provenant du téléphone mobile de l’utilisateur final. Il existe une infinité de manières de combiner et de manipuler ces données pour élaborer des produits d’information.

Enfin – et c’est sans doute le plus important – l’information est un produit de base unique. Il n’est pas consommé lors du processus de fabrication du produit. Lors du processus de construction d’une voiture, par exemple, l’acier qui est utilisé est consommé. Sa valeur peut donc être considérée en termes de coût d’achat et de valeur pour l’utilisateur final de l’acier utilisé pour construire la voiture. Contrairement aux produits de base traditionnels, les données n’ont pas une valeur uniquement lors des échanges et de l’utilisation, mais aussi lors de la réutilisation. On peut transformer les données en une multitude de produits d’information différents et les revendre plusieurs fois. Dans un certain sens, on peut considérer cela comme une chaîne d’approvisionnement en information, semblable par ses caractéristiques aux chaînes d’approvisionnement physiques mais dans laquelle des données brutes sont recueillies pour former des sous-composants et où la logistique de gestion des flux d’information entre les différentes parties de la chaîne d’approvisionnement devient extrêmement importante. Les données brutes peuvent être réutilisées plusieurs fois pour élaborer de nouveaux produits et pour en enrichir d’autres.

Avec la chaîne de valeur fondée sur l’information, saisir la valeur ajoutée dépasse donc le strict cadre de la fourniture de contenu pour aller jusqu’au développement de produits d’information proprement dits. Une nouvelle chaîne de valeur est indéniablement en train de voir le jour, mais à quoi ressemble un produit d’information et en quoi diffère-t-il des produits antérieurs ? Quelle forme la chaîne de valeur prend-elle et quel rôle les différents acteurs de ce secteur peuvent-ils définir pour eux-mêmes ?

Pour en savoir plus, lire l’article complet ci-après (en anglais) : Cover Story: Making sense of the new data streams

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