Communication M2M : l’opérateur norvégien Telenor partage son expérience

Telenor a développé la solution Telespor qui permet de garder à distance 10 000 moutons dans différents troupeaux

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 Connecter des machines entre elles et les faire échanger des informations sont des activités foncièrement différente de ce qu’une entreprise de télécoms a classiquement l’habitude de faire entre des individus et leurs terminaux. Ce que l’on appelle généralement les communications « machine-to-machine » (M2M) requièrent certaines spécificités. Dans une interview accordée à Ericsson Business Review, Per Simonsen, directeur général de Telenor Connexion et Hans Christian Haugli, directeur général de Telenor Objects, expliquent en quoi la mise en place d’une activité M2M diffère mais recèle également des opportunités pour les opérateurs.

En étendant ses services M2M au marché mondial, l’opérateur historique norvégien Telenor s’érige en pionnier. Fort de 10 ans d’expérience dans ce domaine, il propose aujourd’hui une large gamme de services M2M gérés, allant du suivi de véhicules et de marchandises en transit à la lecture de compteurs électriques. A ce jour, Telenor a installé près de 2 millions de cartes SIM M2M, leur nombre ayant doublé chaque année depuis 2004.

Cela fait un moment qu’on entend parler de M2M. Quels ont été pour vous les principaux obstacles au lancement de cette activité ?

Per Simonsen : Pour moi, les problèmes ne sont pas vraiment d’ordre technique. La difficulté est plutôt de passer de la vente de produits à la vente de services. On n’imagine pas l’impact que cela peut avoir sur les processus métiers et sur les modèles d’entreprise, et donc le changement radical que cela implique côté client. C’est modifier les processus et les modèles qui prend surtout du temps, pas vraiment la mise en œuvre d’une nouvelle technologie. Quand nous parlons de clients, nous entendons les entreprises qui sont nos clientes et non le consommateur final. De même que par modèles d’entreprise, nous faisons référence aux modèles d’entreprise de nos clients.

Quelles sont les conditions pour que le M2M devienne une activité profitable pour les opérateurs ?

Per Simonsen : Le M2M est foncièrement différent des offres traditionnellement proposées par les opérateurs de télécoms, impliquant donc un changement radical de leur part pour s’adapter. Tout d’abord, il s’agit d’une opportunité à l’échelle mondiale puisque la connectivité est mise en œuvre dans des modules prévus pour des déploiements internationaux. Ensuite, le M2M trouve des applications dans des domaines liés à la sécurité, tels que les systèmes d’alarme ou de télé-assistance. Faisant ainsi partie de produits critiques, les systèmes M2M doivent répondre à des critères de qualité très exigeants. Par exemple, surveiller le rythme cardiaque d’une personne n’a strictement rien à voir avec assurer une communication entre deux personnes. Par ailleurs, il est nécessaire d’établir un processus métier spécifiquement dédié à ce besoin. Il ne s’agit pas seulement d’ajouter un produit M2M dans un portefeuille de produits existant. Cela nécessite la mise en place d’une chaîne de valeur complète, du stade de la production à celui de la vente, adaptée aux besoins spécifiques du client final. C’est un enjeu qu’il ne faut vraiment pas sous-estimer.

Evolution du nombre de connexions M2M dans plusieurs secteurs industriels

Evolution du nombre de connexions M2M dans plusieurs secteurs industriels

Pour lire la suite de l’interview sur Telenor, vous pouvez télécharger l’article complet en format PDF (en anglais).

Pour en savoir plus à propos de la vision de Telenor sur l’Internet des objets, vous pouvez cliquer sur le lien suivant (en anglais) : www.telenor.com/en/innovation/internet-of-things/

À propos de Olivier Cimelière


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