Bangladesh : une décharge devient une zone « verte » avec le concours d’Ericsson

Anneli Åhman est l'une des salariés d'Ericsson Bangladesh à contribuer au projet Green Matuail

Anneli Åhman est l'une des salariés d'Ericsson Bangladesh à contribuer au projet Green Matuail

 Un ancien site de décharge situé à Matuail en périphérie de Dacca, la capitale du Bangladesh, va être transformé en zone écologique grâce à un projet de plantation d’arbres auquel Ericsson apporte son soutien actif.  Objectif : améliorer la qualité de l’air et réduire la prolifération des bactéries que la décharge alimentait. Explications du projet de reconversion écologique.

L’objectif du projet Green Matuail que sponsorise Ericsson, est ambitieux : planter 60 000 arbres sur le site d’une ancienne décharge municipale aux abords de la capitale du Bangladesh. Ce projet permettra d’améliorer considérablement l’environnement, avec une meilleure qualité de l’air et en réduisant la prolifération des bactéries pathogènes qu’engendre la décharge. Ce projet inclut la plantation d’arbres mais également des plantes médicinales locales porteuses de qualités antibactériennes naturelles qui permettront in fine d’améliorer la qualité du sol et de l’environnement.

Mohsinul Haque, directeur Ressources Humaines & Organisation du pôle Customer Unit d’Ericsson Bangladesh, explique que la protection de la santé est la raison majeure de ce projet : « Dacca est une ville à forte densité de population. Il y a des gens partout et Matuail ne fait pas exception à la règle. Les déchets déposés à Matuail se composent de matières organiques et non organiques – un véritable terreau pour les bactéries pathogènes et les gaz toxiques. Les gens qui vivent à proximité souffrent couramment de maladies de la peau et de pathologies respiratoires ».

Anneli Åhman, directrice Finance & Operational Excellence de la CU d’Ericsson Bangladesh, explique en quoi Green Matuail diffère des précédents projets de plantation : « Dans le passé, des jeunes arbres étaient distribués aux équipes des centres universitaires de technologie. Ce projet est différent des autres initiatives parce que nous nous engageons à prendre soin de ces arbres jusqu’à ce qu’ils atteignent un niveau de croissance durable. La plantation d’arbres est l’un des meilleurs moyens de réduire les risques environnementaux et l’empreinte carbone  ».

Le projet s’étalera en effet sur une période de trois ans. L’impact de ce projet sera non seulement visible à Matuail, mais aussi dans la vie des gens vivant dans cette région. Moshinul Haque explique : « Nous sommes parfaitement conscients de nos responsabilités à l’égard de l’environnement et du bien-être de la communauté. En mettant en œuvre ce projet, nous renforçons notre engagement dans le développement d’un environnement plus sain et d’une société en meilleure santé. ».

Améliorer le rendement énergétique, éviter les substances dangereuses et simplifier le traitement de fin de vie – telles sont en règle générale quelques-unes des priorités d’Ericsson dans le monde. Dans le cadre de cette stratégie, Ecology Management est une entité dédiée, au sein d’Ericsson, en charge du processus de récupération et de traitement responsable des équipements électroniques, dès lors que ceux-ci atteignent leur fin de vie. L’objectif est de réduire l’impact négatif sur l’environnement et, par voie de conséquence, d’assumer pleinement ses responsabilités de fabricant.

En 2009, Ericsson a reçu quelque 500 demandes de collecte WEEE (Waste Electrical Electronic Equipment), soit environ 7 045 tonnes – dont plus de 97 % ont été recyclées, et moins de 3 % enfouies. Ce résultat va bien au-delà des exigences de la directive européenne correspondante, qui demande que plus de 75 % des déchets soient recyclés et/ou réutilisés, et moins 25 % enfouis.

Sony Ericsson a également ouvert la voie en matière de suppression progressive des substances non nécessaires. Après une étude conduite sur le cycle de vie, il a été conclu qu’en matière de téléphones mobiles, la majeure partie de l’impact négatif survient pendant la phase de gestion de fin de vie du produit. Les substances dangereuses, comme les retardateurs de flamme bromé, le PVC et le béryllium, ont depuis été entièrement abandonnés.

À propos de Olivier Cimelière


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