Proposons des offres payantes de haute qualité face au piratage des contenus TV et vidéo

Seuls des contenus TV/vidéo de haute qualité détourneront les consommateurs du piratage

Seuls des contenus TV/vidéo de haute qualité détourneront les consommateurs du piratage

 Les consommateurs sont prêts à payer pour de la vidéo ou de la TV en ligne dans la mesure où le service offert répond à leurs attentes. Niklas Rönnblom, consultant sur les tendances consommateurs au Ericsson Consumer Lab livre ses observations. Le piratage des contenus n’est pas une fatalité pour peu qu’on propose des offres légales attractives et de qualité.

Un des principaux enjeux dans le domaine de la télévision et de la vidéo est d’offrir un service qui soit axé autour du comportement et des besoins du consommateur, plutôt que sefocaliser sur ce qui est techniquement faisable. Aujourd’hui, la consommation de télévision et de vidéo revêt des formes aussi diverses que variées, évoluant au gré des circonstances ou de l’humeur du consommateur. Si l’écran de télévision traditionnel est souvent considéré comme synonyme d’expérience visuelle supérieure, celui-ci peut dans certains cas constituer un facteur limitant. Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à adopter un comportement versatile, alternant entre services à la demande et diffusion télévisuelle classique, sur des terminaux différents, adaptant leur choix à chaque situation.

Parallèlement, on constate qu’un nombre croissant de consommateurs recourt aujourd’hui à des canaux de distribution illégaux. Or, on peut s’attendre à ce que cette augmentation du piratage se poursuive jusqu’à que le marché soit capable d’offrir au consommateur des services légaux qui répondent véritablement à ses besoins et ses habitudes. Dans cette optique, il est impératif que le secteur commence à orienter le consommateur vers les bons choix, plutôt que de l’y contraindre au moyen de menaces et de sanctions.

Certains des services aujourd’hui disponibles par le biais de la distribution illégale ne le sont pas par la voie légale sur de nombreux marchés à travers le monde. Dans le cadre de son étude, Ericsson ConsumerLab a interrogé de nombreuses personnes. Celles-ci se déclarent par exemple absolument pas prêtes à attendre la diffusion dans leur pays de leur programme préféré alors que celui-ci a déjà été diffusé ailleurs dans le monde. Ces personnes sont unanimes : pour satisfaire leurs envies télévisuelles légitimes, elles n’ont pas d’autre choix que le piratage.

D’un autre côté, les solutions de piratage présentent un certain nombre d’inconvénients : une utilisation qui manque parfois de simplicité, une qualité qui n’est pas toujours au rendez-vous ou un choix de contenu incomplet, des critères importants que les alternatives légales seraient en revanche capables de satisfaire. Les entretiens révèlent d’ailleurs que nombre de consommateurs seraient prêts à payer pour le contenu auquel ils accèdent aujourd’hui illégalement si ces critères de qualité, simplicité d’utilisation et disponibilité étaient satisfaits.

Autre aspect important qui ressort de l’étude : regarder des vidéos ou des programmes télévisés sur un grand écran, assis sur le canapé du salon, est perçu comme un service pour lequel les gens sont prêts à payer, tandis que faire la même chose dans un cadre plus privé, sur un écran plus petit (celui d’un ordinateur par exemple), est davantage associé à la notion de gratuité attachée à Internet.

Prenant en compte différents canaux de distribution de contenu, on constate que certaines des évolutions les plus marquées ont découlé, directement ou indirectement, de la menace de piratage et ses effets (notamment, premières mondiales pour les nouveaux films). Pour Niklas Rönnblom, l’enjeu se résume simplement : « Si nous souhaitons conserver notre clientèle, il nous faut garder une longueur d’avance en offrant des services compétitifs et attractifs ».

Lire également sur le même sujet, l’étude récemment publiée par Ericsson Consumer Lab sur les attentes des consommateurs par rapport aux contenus payants :

À propos de Olivier Cimelière


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