
"Des industries au-delà des télécoms, ont aussi de forts besoins en télécommunications comme les transports, les médias ou le secteur de l'énergie"
Lors du Capital Markets Day qui s’est tenu le 5 mai à Stockholm, le PDG d’Ericsson Hans Vestberg a formulé plusieurs commentaires sur l’industrie des télécoms et la position d’Ericsson devant un parterre d’analystes financiers et d’investisseurs venus du monde entier. Morceaux choisis.
A tout seigneur, tout honneur, Hans Vestberg a partagé ses vues sur la formidable croissance du trafic données observé sur les réseaux télécoms : « Nous venons juste de voir le début d’une croissance massive des données qui sont actuellement boostées par l’usage des smartphones et autres terminaux mobiles. Ceux-ci conduisent les opérateurs à envisager des modèles tarifaires nouveaux. Nous commençons d’ailleurs à voir les premiers signes de changement dans les tarifs et les modèles de prix que les opérateurs appliquent aux clients, notamment pour les services haut débit mobiles et le trafic données. Il est important pour nous d’accompagner ce développement ».
Ericsson estime à ce sujet que le nombre d’utilisateurs de haut débit mobile augmentera de 400 millions actuellement à 3,5 milliards en 2015. Pour Hans Vestberg, « ces paramètres exigent des opérateurs de se concentrer sur la qualité et la performance des réseaux. De plus dans les pays développées où les réseaux sont opérationnels depuis longtemps, les opérateurs choisissent non seulement de moderniser pour répondre aux besoins en augmentation mais aussi pour réduire leur consommation énergétique et optimiser l’usage des fréquences. Cela constitue des opérations complexes où une compréhension pointue de la technologie et des capacités de services sont autant requises que les systèmes de gestion des infrastructures et la compréhension des besoins des consommateurs ».
Hans Vestberg a poursuivi son discours en faisant remarquer que l’environnement concurrentiel des opérateurs s’est considérablement complexifié avec des consommateurs de plus en plus exigeants et à la pointe de la technologie : » Nous allons voir de nouveaux modèles de business émerger comme la co-opération accrue entre des opérateurs pour partager des plateformes et générer des effets d’échelle autour de certaines applications ». A cet égard, il a confirmé les intentions d’Ericsson de continuer à investir dans le domaine des réseaux convergents. Il a d’ailleurs rappelé qu’Ericsson est également impliqué dans deux co-entreprises, l’une dans les terminaux mobiles avec Sony Ericsson et l’autre dans les plateformes mobiles avec ST-Ericsson.
Il s’est déclaré confiant devant les perspectives futures : « Nous voyons de bonnes opportunités de croissance à long terme et nous continuons de croître plus vite que le marché. Aujourd’hui, moins de 5% de la population mondiale a accès à 21 Mbits/s ou plus en mobilité. Ensuite, au moins 1,5 millions de stations de base GSM doivent être remplacées. Enfin, nous constatons un besoin permanent pour les services aux opérateurs comme le consulting, l’intégration systèmes et les services managés. Nous estimons que le marché à capturer (en incluant nos joint-ventures) est de l’ordre de 350 milliards de dollars US ».
Hans Vestberg a cependant tenu à préciser sa vision : « Nous n’entendons toutefois pas nous satisfaire uniquement de cette position et nous voyons d’autres marchés à conquérir. Les capacités que nous possédons aujourd’hui, nous permettent de nous adresser à des clients dans des secteurs qui sont au-delà des télécoms traditionnels comme les entreprises de télévision et câble, les gouvernements, le monde de la santé, le transport ou encore les services énergétiques. Ce sont des industries qui ont des forts besoins en télécommunications ». A suivre …
Mots-clefs : Business, Entreprises, Futur, Hans Vestberg, Haut Débit, Infrastructures, Opinion, Services, Services managés, Sony Ericsson, Stratégie
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