Technology for Good (2) : Connectés au coeur du chaos !

La continuité du réseau mobile a été un élément essentiel pour coordonner les secours et rassurer les gens

La continuité du réseau mobile a été un élément essentiel pour coordonner les secours et rassurer les gens

Lorsqu’un séisme a frappé le 12 mai 2008 l’immeuble où se trouvent ses bureaux à Chendgu dans la province chinoise du Sichuan, Maggie Chen a immédiatement évacué les lieux, n’emportant avec elle que son téléphone portable. Sans le savoir, elle accomplit un geste essentiel.

A ce moment précis, les communications deviennent en effet vitales pour tout le monde. Comme des millions d’autres personnes survivantes plongées au cœur de l’un des séismes les plus violents de Chine (on dénombrera 70000 morts et plus de 5 millions de sans-abris), Maggie Chen a alors utilisé constamment son téléphone mobile. Elle se souvient : « La première chose que l'on fait, si l’on parvient à s’en sortir, c’est de contacter sa famille. J’ai d’abord appelé mon mari puis le reste de ma famille. J’aurais été complètement désemparée et paniquée si je n’avais pas pu les contacter».

Ce jour-là, un autre acteur de la catastrophe s'active également. Il s'appelle Bo Deng et il est Service Delivery Manager chez Ericsson. Il allait devenir une sorte de héros malgré lui en maintenant le réseau téléphonique en état de marche, au milieu des décombres. Bo Deng a tout de suite compris qu’il allait devoir réagir rapidement. Dans l’impossibilité de rejoindre sa propre famille, il a vite décidé de se frayer un chemin au cœur de la ville en direction du Sichuan Mobile Operation & Maintenance Center – le nœud des communications qui dessert dix millions d’abonnés de l'opérateur China Mobil

e. Un noeud d'autant plus crucial qu'il est seulement situé à 40 kilomètres au nord-ouest de l’épicentre du séisme.

Il s’est engouffré dans une voiture avec plusieurs collègues, en quête d’un itinéraire pour contourner la pagaille ambiante et traverser la ville. Bo Deng raconte : « Les gens tentaient de fuir la ville par tous les moyens. Mais il n’y avait plus ni bus ni taxi. Il nous a fallu plus d’une heure pour franchir les 40 km nous séparant du Centre technique. ».

Les efforts déployés dès les premières heures très critiques qui ont suivi le séisme, ont permis aux gens de pouvoir demander de l’aide avec leurs portables aux secouristes ou de s’assurer de l’état de santé de leurs proches. Bo Deng explique : « Nous nous sommes donc connectés à notre central en utilisant un réseau LAN sans fil à l’extérieur. Les liaisons vocales continuaient à fonctionner normalement sur le réseau. Le système ne s’est jamais effondré, malgré un trafic intense ».

Pour Juan Liu, responsable administrative à la préfecture de Mianyang, l’une des villes ayant le plus souffert dans la région, la continuité du réseau mobile a été un élément essentiel pour coordonner des réponses appropriées.

« Le réseau m’a permis de recevoir des directives des services centraux en charge des opérations de sauvetage et de prendre des messages ou des appels de tous ceux qui avaient besoin d’aide.»

Juan Liu, responsable administrative à la préfecture de Mianyang

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À propos de Olivier Cimelière


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