Le haut débit mobile est une opportunité à saisir

Par Olivier Cimelière, le Vendredi 4 décembre 2009, classé dans 3G, Business, HSPA, Haut Débit, IP, Internet mobile, LTE, Multimédia, Opinion, Prospective, Réseaux mobiles, Stratégie, Télévision   |  
Plus de 13 millions de Français sont déjà accros au haut débit mobile

Plus de 13 millions de Français sont déjà accros au haut débit mobile

 Lors de la 4ème édition des Entretiens de Télécom Paris Tech le 3 décembre, Ericsson France a partagé sa vision du haut débit mobile à l’heure où les usages et les échanges des données explosent sur les réseaux 2G et 3G des opérateurs français.

Pour Philippe de la Fortelle, directeur Marketing & Stratégie d’Ericsson France, la mobilité en haut débit constitue une opportunité à ne pas manquer d’autant que les réponses technologiques existent ou sont sur le point d’éclore pour accélérer la croissance des revenus des opérateurs tout en maîtrisant leurs coûts.

Les faits sont avérés. Sur plus de 58 millions d’abonnés mobiles en France, 13,4 millions(1) ont aujourd’hui souscrit un forfait pour bénéficier du haut débit mobile. Du côté des opérateurs français, le constat est à l’identique. Au cours de son intervention au colloque de Télécom Paris Tech, Catherine Le Drogo-Ferrari, directrice Marketing Multimédia mobile chez Orange a livré quelques chiffres révélateurs aux participants. Il y a encore 4 ans, un client consommait en moyenne 10 Mo de données par mois. Ce même client est rendu aujourd’hui à un rythme de 200 Mo. Chez les plus jeunes utilisateurs (12-24 ans), le trafic de données est même une seconde nature(2). 72% d’entre eux envoient des photos ou des vidéos avec leur mobile. 76% écoutent de la musique et 66% jouent à des jeux en ligne.

C’est incontestablement l’iPhone qui a généré cette montée en puissance du trafic de données sur les réseaux mobiles. Catherine Le Drogo-Ferrari a ainsi fait remarquer que les 7% de cartes SIM du parc Orange sont des iPhones qui pèsent à eux seuls 2/3 du trafic data. Autre repère significatif d’Orange(3) : ce même trafic a quadruplé en 2008 et 2009.

Philippe de la Fortelle effectue une analyse convergente à la lumière des observations qu’il a partagées lors de sa présentation. Toutefois, l’iPhone n’est plus le seul moteur de cette croissance soutenue du trafic data même s’il demeure un catalyseur incontournable, à l’origine de 50% des connections à l’internet mobile en Octobre 2009 (4). La multiplication des smartphones, des clés USB 3G pour PC portables et des netbooks vient s’ajouter à cette évolution exponentielle du trafic mobile.

La croissance du haut débit mobile va se poursuivre

Pour Ericsson, la courbe va continuer d’être ascendante avec l’extension de la couverture du territoire français en 3G+ mais également le déploiement à venir des réseaux LTE dont les performances et la capacité permettront de répondre à la demande croissante des abonnés. Ceci sans parler de l’avènement des objets communicants (Machine-to-Machine) que deviendront les appareils photos, les réfrigérateurs, les voitures ou encore les livres numériques. A cet égard, Ericsson estime que le seuil des 50 milliards de connexions sera atteint en 2020 dans le monde, soit une pénétration mobile de plus de 500%.

Pour absorber ce trafic des données sans cesse croissant, l’optimisation des réseaux mobiles et des investissements en capacité additionnelle sont d’ores et déjà sur l’agenda des équipementiers et des opérateurs, notamment en capitalisant de plus en plus sur l’évolutivité multistandard des infrastructures, la convergence entre réseaux fixes et mobiles dans un environnement tout-IP ou encore en ayant une utilisation judicieuse de la ressource spectrale, notamment avec la libération programmée de basses fréquences dans le cadre du dividende numérique.

Philippe de la Fortelle a également noté : « La mise en place du standard global LTE pour lequel les équipementiers et 45 opérateurs dans 23 pays ont exprimé un intérêt fort montre que vont apparaître les conditions d’un écosystème économiquement viable pour le haut débit mobile à l’instar de ce qui s’est fait pour le GSM et la voix mobile, avec des économies d’échelle importantes, à condition d’aboutir à une harmonisation spectrale satisfaisante ».

Avec les terminaux mobiles qui commencent également à se mettre à l’heure du LTE, l’écosystème du haut débit mobile est réellement en train de devenir consistant. En octobre 2009, Ericsson et Samsung ont ainsi rendu interopérables le premier appareil commercial LTE (développé par Samsung) et le premier réseau réel LTE à Stockholm en Suède (construit par Ericsson) dont l’ouverture commerciale est programmée au premier trimestre de l’an prochain. Des programmes similaires sont en cours avec d’autres fabricants de terminaux. C’est une étape importante pour faire de la 4G une réalité proche et opportunité commerciale. Il faudra donc suivre avec attention les 16 lancements commerciaux de réseaux LTE programmés en 2010.

Pour en savoir plus sur les Entretiens de Télécom Paris Tech :
www.telecom-paristech.fr/telecom-paris/Agenda/nouvelles-frequences-nouveaux-acteurs-services.php

 
1 – Chiffres de l’ARCEP au 31 mars 2009
2 – Observatoire sociétal AFOM-TNS Sofres – Avril 2009
3 – Catherine Le Drogo-Ferrari – 4èmes Entretiens de Télécom Paris Tech – 13 décembre 2009
4 - Admob - Novembre 2009

Articles qui peuvent également vous intéresser :

Mots-clefs : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Flux RSS des commentaires de cet article. Adresse web de rétrolien

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.



Laisser un commentaire