Faire du Très Haut Débit notre réalité

Rester connecté au monde et à notre entourage

Rester connecté au monde et à notre entourage

En l’espace de deux décennies, la faculté d’être mobile tout en restant connecté au monde est devenue une réalité tangible grâce à des débits toujours plus performants. Aujourd’hui, parler tout en se déplaçant, consulter ses courriels à distance et en temps réel sont autant de gestes intrinsèques de notre quotidien. Avec les réseaux mobiles de nouvelle génération comme LTE, de nouveaux horizons s’ouvrent à nous.

Pour parvenir à cette connectivité mobile permanente, il a fallu une révolution technologique de la téléphonie sans précédent que le GSM a accomplie avec succès. Un chiffre illustre ce formidable bond en avant. En 1990, l’Union Internationale des Télécoms dénombrait à peine 11 millions d’usagers de téléphone portable sur la planète. En 2008, elle en recense 4 milliards soit un taux de pénétration qui dépasse les 50%.

Entretemps, les réseaux 2G puis 3G n’ont cessé de progresser. Là où le GPRS offrait des débits pratiques de l’ordre de 40 kilooctets par seconde et permettait déjà de transporter des données et envoyer des MMS en sus de la voix et des SMS, HSPA atteint désormais une vitesse de croisière de 7 à 8 mégaoctets par seconde qui autorise l’échange de photos, la visualisation de vidéos ou de la TV, ou encore la gestion de ses courriels avec pièces jointes. Le haut débit a désormais concrétisé l’adage « Always on, anywhere and everywhere » qui gouvernait les rêves les plus fous des pionniers du téléphone mobile. Ce petit appareil de quelques grammes et quelques centimètres contient aujourd’hui plus d’intelligence informatique que la capsule Apollo 11 qui a transporté les premiers hommes sur la Lune en 1969. C’est un concentré de technologie qui embarque à lui seul le téléphone, la musique, la photo, la vidéo, l’assistant personnel à travers des réseaux toujours plus puissants et plus étendus.

Mais à peine s’extasie-t-on devant cette technicité qui a bouleversé nos usages et nos façons de communiquer qu’une nouvelle ère des télécoms est déjà en train de s’écrire. Certains l’ont qualifié de réseaux 4G tellement les frontières technologiques sont repoussées encore plus loin. Selon les configurations en effet, HSPA Evolution offre d’ores et déjà jusqu’à 80 mégaoctets par seconde de débit. La prochaine étape est encore plus prometteuse avec la norme LTE (pour Long Term Evolution). Ce standard délivre entre 100 mégaoctets et 300 mégaoctets par seconde. Lors du Mobile World Congress à Barcelone en février 2008, Ericsson a d’ailleurs réalisé la toute première démonstration mondiale d’un appel de bout en bout en utilisant une plateforme prototype compatible LTE. Deux mois plus tard, Ericsson a dévoilé la première plateforme LTE qui sera disponible commercialement début 2009 au niveau mondial. Baptisée M700, elle permet d’obtenir un débit descendant jusqu’à 100 MOctets/seconde et un débit montant jusqu’à 50 MOctets/seconde.

Il y a peu encore, ces chiffres auraient été vus comme des chimères. Aujourd’hui, ils conduisent  à parler de véritables performances très haut débit rendant possible de nouveaux usages et de nouveaux services. Déjà, on parle de télévision mobile personnelle ou de vidéo à la demande, disponibles sur les terminaux. La géo-localisation est également au menu avec à la clé des informations ciblées en fonction du profil de l’utilisateur. Mieux encore, ce dernier pourra encore plus interagir avec ses correspondants, partager des contenus où qu’il soit. Grâce à ces réseaux mobiles de nouvelle génération, les régions les plus reculées pourront également accéder à une palette considérable de services comme la télémédecine, la dématérialisation des documents administratifs ou encore l’éducation et la formation à distance.

En France, le succès du très haut débit mobile implique nécessairement l’accès aux bandes de fréquences bientôt libérées par le Dividende Numérique ainsi qu’à de nouvelles bandes de « capacité » telle que la bande 2.6 GHz. C’est pourquoi il est important de mettre en place rapidement un environnement autorisant l’action complémentaire et en partie concertée entre les différents acteurs de l’écosystème, en particulier les opérateurs et les collectivités locales. Des politiques d’incitation fiscale et financière seront déterminantes pour garantir la réduction des fractures numériques et la connectivité mobile pour tous.

À propos de Olivier Cimelière


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